par Tresorier ASMEM | Jan 16, 2026 | A l'étranger, Actualités, Voyages
Italie, Piémont – Forte di Fenestrelle
Notre voyage d’étude s’est déroulé, du 19 septembre au 22 septembre 2025, sur le thème « France – Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence – Les défenses des vallées de l’Arc et de la Durance » et nous avons logé, à Briançon, dans un hôtel au nom prédestiné : Vauban.
Le 19 septembre 2025, les dix-huit participants franchissent la frontière franco-suisse au Châtelard et gagnent, par la vallée de la Maurienne, les départements français des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence. Leur parcours les conduit à la découverte des fortifications des vallées de l’Arc, entre Modane et Aussois, ainsi que de celles de la Durance, entre Briançon et Mont-Dauphin. Trois sites majeurs structurent le programme : la barrière de l’Esseillon, Mont-Dauphin et Briançon, ainsi que le Forte di Fenestrelle.
Aussois – La Barrière de l’Esseillon

Les forts de la Barrière de l’Esseillon constituent un ensemble de cinq édifices militaires érigés au XIXème siècle par le Royaume de Sardaigne, dans le but d’assurer la défense du col du Mont-Cenis et de la Haute-Maurienne contre d’éventuelles invasions françaises.

Ces fortifications, situées sur une crête rocheuse entre Aussois et Avrieux, portent les noms de membres de la famille royale de l’époque Victor-Emmanuel, Marie-Thérèse, Charles-Félix, Marie-Christine et Charles-Albert.

Ils furent érigés entre 1815 et 1830 sur ordre du roi Charles-Félix afin de renforcer la défense de la frontière alpine face à la France. Conçus d’après le modèle Montalembert, caractérisé par ses fortifications perpendiculaires – à la différence du modèle Vauban –, les forts de l’Esseillon témoignent de l’importance stratégique de la Savoie dans les Alpes.

Ce patrimoine architectural et historique permet de mieux comprendre la stratégie militaire du XIXᵉ siècle ainsi que l’histoire savoyarde.
La place forte de Mont-Dauphin

Mont-Dauphin est une place forte imaginée par Vauban à la fin du XVIIᵉ siècle. En 1692, après un raid du duc de Savoie ayant ravagé plusieurs villes françaises, Louis XIV choisit de consolider la défense de la frontière alpine. Vauban retient alors le plateau des Mille Vents, un promontoire rocheux au positionnement stratégique, pour y construire une fortification capable de contrôler efficacement les vallées alentour.

Les travaux débutent en 1693 et la forteresse prend le nom de Mont-Dauphin, en hommage au fils du roi. L’ensemble comprend des fortifications, une poudrière, des casernes ainsi qu’un village destiné à accueillir une population civile, afin d’assurer une présence militaire durable.

Toutefois, la signature du traité d’Utrecht en 1713 repousse la frontière, diminuant ainsi l’importance stratégique de ce site. Bien que Mont-Dauphin n’ait jamais subi de siège, la place forte a été modifiée jusqu’au XIXe siècle afin d’adapter ses défenses aux avancées de l’artillerie.

Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, elle demeure un exemple remarquable de l’architecture militaire de Vauban.
Cervières – Petit ouvrage d’infanterie de type Maginot

L’ouvrage des Aittes, intégré à la ligne Maginot, se situe sur la commune de Cervières. Construit entre 1932 et 1937 à 1 880 mètres d’altitude, il occupe un versant rocheux dominant la vallée. Cette petite fortification d’infanterie a été spécialement conçue pour protéger la vallée de la Cerveyrette contre toute incursion. Par son emplacement stratégique et sa vocation défensive, elle illustre pleinement la volonté de sécuriser les points sensibles de cette zone montagneuse durant l’entre-deux-guerres.

L’ouvrage des Aittes occupait une position clé au sein du dispositif défensif du secteur fortifié du Dauphiné, en complément des ouvrages du Gondran et du Janus. Il profitait de la couverture fournie par l’artillerie du Janus, renforcée par plusieurs batteries de soutien, assurant ainsi une protection accrue de la vallée de la Cerveyrette.

L’infrastructure comprenait quatre blocs, dont l’un faisait office d’entrée sous forme de casemate, garantissant à la fois l’accès et la défense de l’ouvrage. Côté armement, elle était essentiellement équipée de mitrailleuses et de fusils‑mitrailleurs, assurant une couverture efficace des points d’accès stratégiques alentour.

L’effectif était constitué de 92 hommes et de 2 officiers, soulignant l’importance de la présence humaine pour la défense du site.
Piémont – Forte di Fenestrelle

La forteresse de Fenestrelle fut construite entre 1728 et 1850 par les rois de Sardaigne, dans la vallée piémontaise du même nom, acquise en 1713 par Victor‑Amédée II. Elle constitue la plus vaste forteresse d’Europe, s’étendant sur 1 300 000 m². Édifiée entre 1 135 et 1 785 mètres d’altitude, elle barre la vallée sur trois kilomètres, le long de la route reliant le col de Montgenèvre à Pignerol et à Turin. Souvent appelée à tort « fort de Fenestrelle », elle forme en réalité un immense complexe regroupant trois forts et sept redoutes, reliés entre eux par deux voies de communication.

Fenestrelle passe de la France à la Savoie à la suite du traité d’Utrecht de 1713. À cette période, la vallée ne compte qu’une seule fortification : le fort Mutin, construit au XVIIᵉ siècle et déjà jugé obsolète par Vauban en 1701. Afin de protéger ce territoire nouvellement acquis, Victor‑Amédée II charge son ingénieur militaire et architecte Bertola d’édifier un nouvel ouvrage : le fort des Vallées, implanté à 1 800 mètres d’altitude.

Au cours des cent vingt années suivantes, trois autres forts viennent compléter l’ensemble : le fort Charles-Albert, placé au point le plus bas, le fort San Carlo, et le fort des Trois Dents. Les travaux s’achèvent en 1850 avec la destruction du fort Mutin. L’ensemble des fortifications est relié par trois kilomètres de murailles et un long couloir abritant un escalier de 4 000 marches.

Conçue avant tout comme un dispositif dissuasif, elle n’a jamais eu à subir de véritable siège. Au début des années 1800, elle est toutefois utilisée comme prison politique. Dans les années 1920, la forteresse est transformée en dépôt d’artillerie. En 1943, le fort Charles-Albert est détruit par les partisans. Abandonné par la suite, l’ensemble voit se détériorer le palais du gouverneur, le palais des officiers, l’église et la prison.

Aujourd’hui, la forteresse fait l’objet d’une restauration progressive, portée par la mobilisation des habitants et soutenue par diverses institutions publiques et privées. En 1997, le site s’ouvre au public et bénéficie d’un éclairage spectaculaire.
Briançon – Communication Y

La communication Y, initialement nommée « communication des Têtes au Randouillet » lors de sa construction, constitue une fortification de type double caponnière située au sud-est de la ville de Briançon.

Cet ouvrage se présente principalement comme un long édifice de plan rectangulaire, orienté du nord au sud. Il sert de passage couvert entre le fort des Trois Têtes, situé au nord, et le fort du Randouillet au sud, tout en assurant le contrôle du vallon de Fontchristiane.

Le bâtiment s’étend sur 150 mètres de longueur pour neuf mètres de largeur. Il est construit en maçonnerie voûtée, avec des murs épais de deux mètres côté est et de 2,25 mètres côté ouest. Le passage intérieur, large de 4,5 mètres, possède un sol en terre battue et est éclairé par vingt‑six fenêtres, toutes ouvertes sur la façade ouest. Les deux extrémités de l’édifice sont protégées par une enveloppe bastionnée, chacune flanquée d’un fossé, garantissant une défense efficace aussi bien à l’est qu’à l’ouest.

Remerciements
Au cours de ce voyage, nous avons rencontré, dans chacune des associations visitées, des personnes remarquables, enthousiastes et profondément engagées dans la mise en valeur, le partage et la transmission du patrimoine historique et culturel. Leur passion et leur détermination à le préserver pour les générations futures étaient palpables. Ensemble, nous avons pu célébrer et partager l’intérêt qui nous rassemble autour d’un sujet qui nous tient à cœur.
Nous avons pu bénéficier pour l’organisation et la conduite des visites de l’aide des associations suivantes :
France : Fondation pour l’Action Culturelle Internationale en Montagne (FACIM), Centre des Monuments Nationaux – Mont-Dauphin, Association Les Aittes, Service du Patrimoine de Briançon
Italie : Associazione Progetto San Carlo Onlus – Forte di Fenestrelle
Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia
par Tresorier ASMEM | Jan 4, 2026 | A l'étranger, Actualités, Impressions, Voyages
Notre voyage d’études pour le 50ème anniversaire de l’association se déroule, du 12 septembre au 16 septembre 2024, sur le thème « Luxembourg-Belgique-Pays-Bas – Entre Ardennes et Meuse ».
Les 20 participants traversent une partie de la France pour rejoindre les montagnes ardennaises et les bords de la Meuse entre Luxembourg, Belgique et Pays-Bas.
Trois points forts résument le programme : Bastogne – La bataille des Ardennes, Liège – La Ceinture fortifiée et Maastricht – Le bastion des Provinces-Unies.
Neuf siècles de fortifications en Ville de Luxembourg
Notre visite débute par la découverte des fortifications de la ville, en commençant par le Rocher du Bock qui domine la rivière Alzette ; c’est ici que Sigefroid fonde Luxembourg en 963.
Aujourd’hui, sur le Bock, subsiste les vestiges du château et les casemates souterraines.

En raison de sa position stratégique, la forteresse de Luxembourg est l’un des sites fortifiés européens majeurs entre le XVIème siècle et 1867.
Cet emplacement illustre l’évolution de l’architecture militaire au fil des changements de domination du territoire luxembourgeois (Saint Empire, Bourgogne, Habsbourg, Espagne, France, Prusse).

La bataille des Ardennes
Nous nous arrêtons pour visiter le remarquable Bastogne War Museum. Ce dernier retrace la Seconde Guerre mondiale et la Bataille des Ardennes et offre une expérience multimédia immersive. L’exposition s’articule autour du récit de quatre personnages et combine objets civils et militaires avec des films d’époque pour plonger les visiteurs dans l’histoire.

La bataille des Ardennes débute le 16 décembre 1944 par le lancement de l’opératiion « Wacht am Rhein » ; attaque surprise allemande visant à récupérer le port d’Anvers. De violents combats ont lieu majoritairement en Belgique et au nord du Luxembourg. Les Allemands seront stoppés par les Alliés avant d’atteindre la Meuse et l’offensive s’achève à la fin janvier 1945 avec la retraite allemande.

La Citadelle de Namur
La Citadelle de Namur est l’un des plus grands ouvrages fortifiés d’Europe. Il domine la ville de Namur à l’endroit où la Sambre rencontre la Meuse.

Ce site, avec ses vastes souterrains, retrace plus de mille ans d’histoire militaire. Au XIXème siècle, avec l’arrivée de l’artillerie rayée, ses remparts perdent leur utilité défensive et la Citadelle cède la place à la position fortifiée de Namur bâtie entre 1888 et 1892.

A partir de 1891, le roi Léopold II démilitarise le site et ordonne d’importants travaux pour le transformer en un lieu culturel, historique et touristique majeur de Namur.
Le fort d’Eben-Emael
Construit entre 1932 et 1935 sur la rive ouest du canal Albert, le fort fait partie de la ceinture fortifiée de Liège. Dominant le canal de 65 mètres, le fort contrôle le passage entre la Meuse et le Geer et protège les ponts stratégiques de Kanne, Vroenhoven et Veldwezelt.

Les blocs de combat sont reliés par un réseau souterrain de galeries de plus de trois kilomètres sur 40 mètres de hauteur. Les superstructures de l’ouvrage occupent environ 0,45 km², faisant d’Eben-Emael le plus grand fort de son époque.

Son principal point faible est son « toit », vaste et peu protégé, sans mines ni obstacles antiaériens, avec peu de barbelés et une défense limitée, utilisé comme terrain de football par la garnison.

L’armement principal comprend une tourelle équipée de deux canons de 120 mm, deux tourelles à éclipse armées chacune de deux canons de 75 mm, deux casemates orientées vers le Nord (Maastricht 1 et 2) et deux casemates orientées vers le Sud (Visé 1 et 2), toutes pourvues de trois canons de 75 mm. Pour tromper l’ennemi, trois fausses tourelles en tôle, imitant la taille d’une tourelle de 120, sont placées sur les superstructures. Les pièces d’artillerie ont une portée de 11 et 17,5 kilomètres.

Le fort d’Eben-Emael, réputé imprenable, est attaqué par les parachutistes allemands le 10 mai 1940 au matin et tombe le lendemain, portant un coup au moral de l’armée belge.

Grotten Noord Sint-Pietersberg (Maastricht)
Visite des carrières souterraines de St. Pietersberg, où la craie a été extraite jusqu’au milieu du XXème siècle pour construire dans la région. Durant la Seconde Guerre mondiale, ces carrières souterraines ont servi d’abri et de passage pour la résistance entre la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.

La citadelle de Maastricht (1632-1867)
Les fortifications de Maastricht ont été construites sur 1 500 ans, depuis l’époque romaine jusqu’à la fin du XIXème siècle, pour défendre la ville. Différents types de murs, portes et bastions se sont succédé lors de quatre grandes phases de construction : romano-celtique, haut Moyen Âge, médiévale et ouvrages extérieurs du XVIème au XIXème siècle.

Bien que beaucoup d’ouvrages aient été démolis au XIXème siècle, les vestiges restants représentent un exemple rare de ville fortifiée européenne à travers les âges. Pendant des siècles, la ville fortifiée portait le nom de « Bastion des Pays-Bas », avant-poste de la République des sept Provinces-Unies des Pays-Bas.

Les forts de la ceinture fortifiée de Liège (1914-1918)
La position fortifiée de Liège, construite entre 1888 et 1891 autour de la ville, comprenait une ceinture de forts et des défenses complémentaires. Assiégée par les Allemands en août 1914, elle finit par tomber. Durant l’entre-deux-guerres, certains forts sont modernisés, mais en mai 1940, la ligne subit un nouveau siège marqué par la prise rapide du fort d’Eben-Emael.
Fort de Battice
Le Fort de Battice, construit entre 1934 et 1937, sur la commune de Herve à 17 kilomètres de la frontière allemande, faisait partie de la défense de Liège. Il comprend une quinzaine de blocs de combat reliés par 3 000 mètres de galeries souterraines, dont cinq blocs sont dédiés à l’artillerie longue portée (3 tourelles à éclipse armées de 2 canons de 75 mm et 2 coupoles armées de 2 canons de 120 mm). Cet ouvrage a résisté durant douze jours lors de l’offensive allemande du 10 mai 1940.



Fort de Lantin
Le Fort de Lantin est l’un des 12 forts construits à Liège à la fin du 19ème siècle sur l’initiative du général Brialmont. Contrairement aux habitudes de l’époque, il a été construit presque exclusivement en béton non armé. Son armement principal comprend une tourelle équipée de deux canons de 15 cm, une tourelle avec un obusier de 21 cm, deux tourelles dotées chacune d’un canon de 12 cm et trois autres tourelles munies de canons de 5,7 cm.

Bombardé pendant la bataille de Liège en 1914, il n’a pas été réarmé et reste dans son état d’origine.

Fort de Loncin
Le fort de Loncin est détruit le 15 août 1914 lorsqu’un obus allemand a frappé l’un des deux magasins à poudre, provoquant une explosion dévastatrice qui a anéanti le centre du fort et entraîné la mort de 350 soldats sur les 550 membres de la garnison.


La majorité des défenseurs ayant été ensevelis sous les décombres, le site est rapidement devenu une nécropole militaire. Le 3 août 2014, le fort a été officiellement reconnu comme nécropole nationale par le roi Philippe de Belgique.


Remerciements
Durant ce voyage, nous avons rencontré, dans toutes les associations visitées, des personnes de qualité, enthousiaste et désirant mettre en valeur, partager et transmettre le patrimoine historique et culturel avec passion et détermination aux générations suivantes. Tous ensemble, nous avons partagé notre passion pour un sujet qui nous est cher.
Nous avons pu bénéficier pour l’organisation et la conduite des visites de l’aide des associations suivantes :
Luxembourg : Luxembourg City Tourist Office
Belgique : Bastogne War Museum, Citadelle de Namur, ASBL Fort Eben-Emael, ASBL du Fort de Battice, ASBL Les Amis du Fort de Lantin et ASBL Front de Sauvegarde du Fort de Loncin
Pays-Bas : Explore Maastricht and Maastricht Underground
Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia
par Tresorier ASMEM | Fév 9, 2025 | Actualités, En Suisse, Impressions, Voyages
Vue de la rade et du jet d’eau depuis la tour de la cathédrale de Genève
Notre journée thématique s’est déroulée le vendredi 9 juin 2023. Ce jour-là, 16 participants, en provenance de toute la Romandie, se retrouvent dans le hall de la Gare de Cornavin et rejoignent notre guide sur le parvis de la cathédrale Saint-Pierre.
La Cité de Calvin

Les fortifications de la Ville de Genève (1855) © Swisstopo
A partir du 16ème siècle et suite aux luttes continues avec le duché de Savoie devenu ennemi héréditaire, la ville se replie sur elle-même et construit d’imposantes fortifications bastionnées.
Elle ne quittera plus la protection de ses murailles durant près de quatre siècles. Au milieu du 19ème siècle, Genève est la ville la plus fortifiée de Suisse, voire d’Europe.

Cathédrale et canon aux armes de la République

Maison Tavel et plan-relief Magnin représentant la ville de Genève en 1850 avant la démolition des remparts et bastions
A midi, en campagne genevoise, nous partageons un repas AOC composé de cardons, longeoles et vins du terroir genevois avant de terminer la journée en France voisine par une visite du Fort de l’Écluse.
Fort de l’Écluse

Le Rhône et le défilé gardé par le Fort de l’Écluse.
Cet ouvrage a été bâti sur un ancien château-fort des seigneurs du Pays de Gex. Constamment agrandi et modernisé durant les 16ème et 17ème siècle, son architecture sera adaptée, au 19ème siècle, pour faire face au progrès de l’artillerie.

Le fort contrôle le défilé de l’Écluse à l’ouest du bassin genevois coté français. Entre 1720 et 1933, le passage routier de la vallée de l’Écluse faisait partie intégrante de l’ouvrage.

Galerie, escaliers et restauration contemporaine de l’ouvrage de l’Écluse
Classé monument historique, cet ouvrage regroupe plusieurs types d’architectures militaires dans ces murs.
par Tresorier ASMEM | Jan 2, 2025 | Actualités, En Suisse, Impressions, Voyages
Vue sur la frontière allemande (Forêt noire) depuis l’ouvrage A3075 de Farnsburg
Notre voyage d’études 2023 s’est déroulé, du 15 septembre au 18 septembre, sur le thème « Suisse – Entre Bodensee, Limmat et Rhin – Les défenses militaires et civiles nord-est et nord du pays ».
Les 21 participants ont traversé les Cantons de Saint-Gall, Thurgovie, Zurich, Schaffhouse, Argovie et Bâle-Campagne en faisant mouvement le long des frontières Nord-Est et Nord du pays.
Notre route nous a conduit des rives du Bodensee en suivant le cours du Rhin en direction de Bâle (Position de St. Margrethen, ceinture fortifiée de Kreuzlingen, musée de la Protection civile de la ville de Zurich, musée de l’Arsenal et forteresse circulaire du Munot de Schaffhouse, forteresse de Reuenthal et quelques ouvrages représentatifs du secteur de la position de Leibstadt).
Le dernier jour, nous nous sommes arrêtés sur le site romain d’Augusta Raurica pour découvrir son histoire civile et militaire guidé par un fin connaisseur du site et de l’histoire romaine. Puis, nous avons parcouru le site des salines de Schweizerhalle et ses installations d’extraction du sel. Le clap de fin s’est effectué sur le site de l’ouvrage A3075 du château de Farnsburg (BL).
Saint-Gall
Ouvrage d’artillerie A5850 Heldsberg
La visite du fort, construit entre 1938 et 1941, débute par une introduction historique et tactique sur le « pourquoi » de cet ouvrage placé sur les collines de St. Margrethen. De cet emplacement, l’ouvrage surplombe la vallée du Rhin et peut surveiller le passage de la frontière par le Rhin. Avec son armement, il sécurisait l’embouchure du Rhin dans le lac de Constance et l’entrée de la vallée du Rhin en direction de Coire. Il remplira ses missions au sein de la brigade frontière 8 (Grenzbrigade 8 – Gz Br 8) jusqu’en 1992 et devient un musée en 1993.



Carte du secteur de St. Margrethen © Swisstopo
Thurgovie
Festungsgürtel Kreuzlingen
La ceinture de fortifications de Kreuzlingen sécurisait la frontière terrestre entre la ville allemande de Konstanz et Kreuzlingen. Les travaux de renforcement du terrain débutent à partir de 1937. Les divers ouvrages, modernisés au fil des années, seront utilisés jusque dans les années 1990.
Sous la conduite des guides de l’Association Verein Festungsgürtel Kreuzlingen, nous visitons quelques ouvrages représentatifs du secteur de la brigade frontière 7 (Gz Br 7) remis en valeur par les membres de l’association. Pour les amateurs, quatre sentiers de randonnée militaires et historiques aménagés permettent de découvrir le dispositif militaire du Festungsgürtel Kreuzlingen (Accès aux parcours).


Weinfelden (TG) – PC Gz Br 7 (A5745 Erichstollen)


Ouvrage d’infanterie A5683 Lengwil-Bahndamm (TG)

Ouvrage d’infanterie 5701 Bottighofen-Dorf, dit « Dorfbunker »

Carte du secteur de Keuzlingen © Swisstopo
Zurich
Zivilschutz-Museums
Visite du seul musée dédié à la PCi en Suisse et du poste de commandement de la PCi de la Ville de Zurich (État Guerre froide) sous la conduite des guides du Stadt Zürich Schutz et Rettung Zivilschutz.

Schaffhouse
Museum im Zeughaus
Visite guidée de ce musée logé dans l’arsenal de la ville de Schaffhouse et découverte de ses riches collections mises en valeur avec brio par les équipes du musée.

Forteresse circulaire du Munot
La visite guidée de cet ouvrage emblématique dominant la ville de Schaffhouse et le Rhin depuis le 16ème siècle nous permet de découvrir son histoire et ses particularités architecturales (casemate, caponnières et plateforme supérieure à l’air libre ; le tout étant desservi par une rampe hélicoïdale). Pour clore la journée, un apéritif, avec un vin blanc issu des coteaux du Munot, est servi sur la plateforme supérieure pour profiter de la vue magnifique sur la vieille ville et le Rhin.



Argovie
Sous la conduite des guides de la Vereins Militär – und Festungsmuseum Full-Reuenthal, nous partons à la découverte de quelques ouvrages représentatifs, remis en valeur par l’association, du secteur d’engagement de la brigade frontière 5 (Gz Br 5). Nos guides complètent les données historique, tactique et technique de quelques anecdotes historiques.
Ouvrage A3868 « Ueberthal » (Uem Zentrale der 5. Division)

Ouvrage d’artillerie A4263 de Reuenthal
Situé entre Koblenz et Leibstadt, au nord de Reuenthal sur une colline surplombant le Rhin, l’ouvrage fait face à la ville allemande de Waldshut. Construit entre 1937 et 1939, il est le premier ouvrage d’artillerie opérationnel sur la frontière Nord avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Avec ses deux pièces d’artillerie, il avait pour mission d’empêcher un passage du Rhin dans la zone aval du barrage hydroélectrique d’Albbruck-Dogern construit entre 1930 et 1933. Perdant son importance militaire, il est décommissionné par l’armée en 1988 après la mise en service de la centrale nucléaire de Leibstadt.



Carte du secteur de Full-Reuenthal © Swisstopo
Deux ouvrages d’infanterie de la position de barrage de Leibstadt (A4266 Kaltentannen et A4270 Kirchtannen)
La position de barrage de Leibstadt se composait d’une dizaine d’ouvrages et abris et couvrait la route, entre Leibstadt et Leugger, dans le secteur de Strick.



Augusta Raurica – Kaiseraugst – le village dans le fort romain
Le site romain d’Augusta Raurica s’étend sur trois communes (Augst, Kaiseraugst et Pratteln) sur la rive Sud du Rhin à 10 km à l’Est de Bâle.

Bâle-Campagne
Installations techniques de la Saline de Schweizerhalle

L’ouvrage A3075 poste d’observation et de commandement d’artillerie de Farnsburg
L’ouvrage (A3075 Artillerie-Beobachtungsposten und Batterie-Kommandoposten) est construit sous les ruines du château de Farnsburg, entre octobre 1939 et avril 1940, et mis en service en mai 1940. Il est utilisée comme poste d’observation pour les tirs d’artillerie et poste de commandement pour les unités d’artillerie attribuées au secteur de la position de barrage de Farnsburg.

Remerciements
Durant ce voyage, nous avons rencontré, dans toutes les associations visitées, des personnes de qualité, enthousiaste et désirant mettre en valeur, partager et transmettre le patrimoine historique et culturel avec passion et détermination aux générations suivantes.
Tous ensemble, nous avons partagé notre passion pour un sujet qui nous est cher.
Nous avons pu bénéficier pour l’organisation et la conduite des visites de l’aide des associations suivantes :
St-Gall : Verein Festungsmuseum Heldsberg
Thurgovie : Verein Festungsgürtel Kreuzlingen
Schaffhouse : Verein Museum im Zeughaus et Munotverein
Argovie : Vereins Militär – und Festungsmuseum Full-Reuenthal
Bâle-Campagne : Infanterie-Vereinigung Baselland
par Tresorier ASMEM | Jan 14, 2023 | Actualités, En Suisse, Impressions, Voyages
Pour notre premier voyage depuis 2019, 22 personnes sont parties, du 16 septembre au 19 septembre 2022, dans un circuit de 4 jours en Suisse à la découverte d’ouvrages fortifiés, de positions de barrage et de défense antiaérienne avec comme fil rouge le thème « Tessin-Grisons-Suisse centrale – Les défenses sud et centre du pays ».
Tessin
Forte Airolo

Forte Olimpio (Fortino Magadino inferiore)

Centi-Bunker San Martino et tour Dufour de Camorino

Grisons
San Bernardino – Sufers – Ouvrage d’artillerie de Crestawald

Secteur fortifié de St. Luzisteig

Schwytz
Ouvrage d’infanterie de Grynau (position de la Linth)

Position de barrage de l’Etzelpass

Zoug
Menzingen – Gubel – Position de tir d’engin guidé sol-air BL64 Bloodhound


Nidwald
Stansstad – Ouvrage d’artillerie de Fürigen

Remerciements
Nous avons pu bénéficier pour l’organisation et la conduite des visites de l’aide des associations suivantes :
Tessin : Associazione Amici del Forte Airolo, Associazione Fortificazioni Gambarogno, Associazione FOR.TI et Associazione Fortini Camorino
Grisons : Verein Festungsmuseum Crestawald et Militärhistorische Stiftung Graubünden
Schwyz : Stiftung Schwyzer Festungswerken
Zoug : Militärhistorische Stiftung des Kantons Zug
Nidwald : Verwaltung Nidwaldner Museum
par Pascal Bruchez | Oct 1, 2019 | A l'étranger, Voyages
La guerre des forteresses
1914-1918 – 1939-1945
Vendredi 13 septembre 2019
Repas léger à Innerbraz (AUT) au Gasthof Rössle (Bludenz-Vorarlberg)
déplacement sur Brixen / Bressanone (IT)
Samedi 14 septembre 2019
Journée organisée par l’Association Bunker Museum
Journée historique (1753-1993)
- Visite d’ouvrages austro-hongrois (période 1889-1918) à Landro,
- Visite d’ouvrages du Vallo Alpino (1938-1942) à Landro,
- Visite du BunkerMuseum (période 1938-1993) à Toblach.
Vue panoramique sur le paysage fortifié alpin local :
- Castrum romain (période de l’Antiquité),
- Bornes de la frontière austro-vénitienne (1753),
- Ligne de front Italo-Austro-hongroise de la Première Guerre mondiale,
- Bunkers du mur des Alpes (période OTAN) et restes de tourelles de chars Pershing.
Association Bunker Museum
Association Bunker Museum
Association Bunker Museum
Association Bunker Museum
Association Bunker Museum
Association Bunker Museum
Association Bunker Museum
Forte Belvedere / Werk Gschwent
Forte Belvedere / Werk Gschwent
Forte Belvedere / Werk Gschwent
Forte Belvedere / Werk Gschwent
missiles sol-air « Nike » du 66º Gruppo Intercettori
missiles sol-air « Nike » du 66º Gruppo Intercettori
missiles sol-air « Nike » du 66º Gruppo Intercettori
Fort Pozzacchio / Werk Valmorbia
Fort Pozzacchio / Werk Valmorbia
Réception avec le Maire de Pozzachio
Fort Pozzacchio / Werk Valmorbia
Fort Pozzacchio / Werk Valmorbia
Fort Pozzacchio / Werk Valmorbia
Fort Pozzacchio / Werk Valmorbia
FOR TI Museo Militare Forte Mondascia Biasca
FOR TI Museo Militare Forte Mondascia Biasca
FOR TI Museo Militare Forte Mondascia Biasca
FOR TI Museo Militare Forte Mondascia Biasca
Società Ticinese di Artiglieria
Dimanche 15 septembre 2019
Déplacement pour Lavarone (IT)
Visite individuelle de l’ouvrage austro-hongrois de Forte Belvedere / Werk Gschwent à Lavarone (IT)
Visite individuelle de la base de missiles sol-air « Nike » du 66º Gruppo Intercettori Teleguidati de Aeronautica Militare à Tuono (IT) ; l’une des 12 bases de missiles sol-air construites dans le Nord-Est de l’Italie pour assurer la défense Sud de l’OTAN
Déplacement sur Rovereto
Apéritif et repas « à la chandelle » et vins du château au Castel Noarna
Lundi 16 septembre 2019
Visite guidée de l’ouvrage austro-hongrois Fort Pozzacchio / Werk Valmorbia
Déplacement vers le site de la colline de Nagià Grom à Manzano
Visite libre du bastion, des tranchées et des positions d’artillerie austro-hongrois de Nagià Grom ; cette colline deviendra la forteresse No 1 de l’Etschtalsperre qui intégrera la première ligne de défense autrichienne
Mardi 17 septembre 2019
Visite organisée par la Società Ticinese di Artiglieria
Visite de l’ouvrage d’artillerie A8154 « Mairano 4 » à Iragna
Déplacement sur Mondascia Biasca – FOR TI
Visite organisée par l’Associazione FOR TI Museo Militare Forte Mondascia Biasca
Visite des ouvrages d’artillerie A8157 (canon 10.5 cm) et A8158 (canon 10.5 cm) de Mondascia Biasca
par Pascal Bruchez | Juin 16, 2019 | A l'étranger, Actualités, Voyages
Spitzbunker Feuerbach
400 Menschen sucht im Spitzbunker Schutz
„Ruhe! Sofort Hinsetzen! Nicht rauchen“! – die originale Beschriftung ist noch erhalten. Dicke Betonwände, niedrige Deckenhöhe, schlechte Luft – bis zu 400 Menschen suchten in dem 21 Meter hohen Gebäude regelmäßig Schutz während der Angriffe, obwohl der Bunker nur für maximal 305 Personen ausgelegt war. „Es wurde mit Ziegen getestet, dass man mindestens 30 Zentimeter Abstand zur Außenwand halten musste, damit von der Druckwelle bei Treffern nicht die Trommelfelle zerreißen“, berichtet Zielfleisch eindrucksvoll. „Das war natürlich bei so einer Überfüllung überhaupt nicht mehr zu gewährleisten.“
190616StuttgartSpitzenbunker
190616StuttgartSpitzenbunker-2
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par Pascal Bruchez | Juin 15, 2019 | A l'étranger, Actualités, Voyages
Fort Oberer Eselsberg – Nebenwerk
Batisseurs Après le dessin du capitaine Ludwig DAITMAIR
sous la régie des Lieutenants KÜSTER et LEHMANN
Construction 1883 à 1887
Situation Dans la forèt de l’Oberer Eselsberg
entre l’ancien restaurant „Oberberghof“ et l’université d’Ulm
Conservé entièrement
Les deux forts sur lieu étaient construits de 1883 jusqu’à 1887. Ils appartiennent, comme les modernisations des œuvres existantes de la fortification de l’alliance allemande, à l’empire allemand.
Les œuvres étaient construits pour le combat avec des armes modernes, donc presque tous les murs étaient protégés par des couvertures de terre ou enterrées complètement. Contrairement aux matériaux des ouvrages anciennes, les nouveaux ouvrages étaient construits presque complètement en briques.
L’ouvrage XXXV est le plus petit des deux forts sur lieu et est intitulé „ouvrage annexe“. Le numéro est d’origine d’un tour de l’ancienne fortification, qui n’était pas construit.
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Fort Oberer Kuhberg
Bâtisseurs Lieutenant royal de württemberg de VALOIS (fondements)
Lieutenant royal de württemberg de GAISBERG (achèvement)
Construction 1848 à 1857
Situation Oberer Kuhberg, lieu nommé „Hochsträß“
Conservé complètement
L‘ouvrage, le plus à l’ouest des trois fortifications du „Kuhberg“, est situé exactement là, où la pente se fonde avec la plaine en haute du lieu nommé „Hochsträß“. L’alentours descente au nord et au sud abrupte, seulement une bande étroite de terrain se traîne vers l’ouest. Seule angle d’une attaque praticable. Par conséquent, l’ouvrage est dessiné comparable au réduit “Wilhelmsburg”, avec un angle très obtus dans le saillant, un front presque rectiligne s’étendant à travers la plaine. Ce dessin persistait même pendant des variations diverses du dessin plus tard et était réalisé sans changement.
par Pascal Bruchez | Juin 30, 2018 | A l'étranger, Actualités, Voyages
Belle participation de nos membres dans cette excursion de 2 jours. Nous nous sommes posé la question, si le culinaire n’était pas plus important que l’histoire, tellement que les repas que nos hôtes nous ont concoctés étaient riches en goûts et étaient diversifiés.
Merci aux organisateurs pour ce magnifique périple.
Ci dessous, les impressions photographiques.
2018.06.10 – 3 – Bard – Fort de Bard (32)
2018.06.10 – 3 – Bard – Fort de Bard (27)
2018.06.10 – 3 – Bard – Fort de Bard (23)
2018.06.10 – 3 – Bard – Fort de Bard (18)
2018.06.10 – 3 – Bard – Fort de Bard (14)
2018.06.10 – 3 – Bard – Fort de Bard (12)
2018.06.10 – 3 – Bard – Fort de Bard (9)
2018.06.10 – 2 – Torino – Pietro Mica (53)-N
2018.06.10 – 2 – Torino – Pietro Mica (44)
2018.06.10 – 2 – Torino – Pietro Mica (13)-N
2018.06.10 – 2 – Torino – Pietro Mica (1)-N
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (87)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (84)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (78)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (72)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (69)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (58)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (56)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (20)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (18)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (14)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (12)
2018.06.10 – 1 – Torino – Visite de la ville (11)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (148)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (123)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (110)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (97)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (77)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (75)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (63)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (43)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (28)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (21)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (19)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (14)
2018.06.09 – 3 – Bardonèche – Forte Bramafan (12)-N
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (265)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (261)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (247)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (246)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (245)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (244)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (243)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (239)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (222)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (212)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (169)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (150)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (143)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (128)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (124)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (114)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (108)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (105)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (93)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (79)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (68)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (66)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (47)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (35)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (28)
2018.06.09 – 2 – Modane – Ouvrage St-Gobain (7)
Modane – Ouvrage St-Gobain (265)