par Tresorier ASMEM | Juin 8, 2026 | A l'étranger, Actualités
Le Lion de Belfort du sculpteur Auguste Bartholdi
Les 30 et 31 mai 2026, onze participants ont pris part au week-end thématique intitulé « La ceinture fortifiée du nord de la Franche‑Comté ».

Fort Dorsner – Vue de la cour intérieure de l’ouvrage
Au cours de notre parcours, nous avons ainsi découvert quatre sites emblématiques : le fort Dorsner à Giromagny, la citadelle de Belfort, la batterie des Roches à Pont-de-Roide-Vermondans et le fort du Mont‑Bart à Bavans, accompagnés de guides passionnés qui ont su faire revivre l’histoire de ces lieux.
Contexte géographique
La trouée de Belfort s’étire comme un vaste passage naturel, large d’une vingtaine de kilomètres, reliant les bassins du Rhin et du Rhône entre les Vosges et le Jura. Depuis toujours, ce couloir ouvert a guidé les hommes, les routes, les voies ferrées et même les canaux. Sa géographie en fait un lieu de passage presque obligé, ce qui explique pourquoi, au fil des siècles, il est devenu un enjeu stratégique majeur, à la fois sur les plans militaire et économique.
Fort Dorsner (Giromagny)

Le fort de Giromagny, également connu sous le nom de fort Dorsner, est un ouvrage construit entre 1875 et 1879. Intégré au système de défense Séré de Rivières et au rideau de la Haute Moselle, il se situe sur les communes d’Auxelles-Bas et de Giromagny.

Conçu pour héberger environ 650 hommes et doté d’une cinquantaine de pièces d’artillerie dont deux tourelles Mougin, le fort a connu plusieurs phases de modernisation. Dès 1888, les caponnières sont renforcées avec du béton et des magasins-cavernes aménagés. Lors de la Première Guerre mondiale, des abris-cavernes ainsi que des observatoires viennent compléter ces aménagements.

Pourquoi ?
Depuis le Moyen Âge, le relief particulier de la trouée a imposé la présence continue d’ouvrages défensifs. Châteaux dominants, murailles, puis citadelles et forts ont été érigés pour protéger les voies de communication et sécuriser, plus tard, le bassin industriel de Montbéliard–Sochaux. Ici, contrôler le terrain, c’est maîtriser les échanges entre le Nord et le Sud, assurer l’approvisionnement et permettre le déploiement des forces.
Au fil du temps, l’évolution de l’artillerie a contraint les systèmes défensifs à se transformer. Aux enceintes bastionnées héritées de l’époque de Vauban succèdent des réaménagements au XIXᵉ siècle, avant la mise en place d’une véritable ceinture de forts dans le cadre du système Séré de Rivières, conçue pour répondre à la menace nouvelle des obus-torpilles. Parmi ces innovations figurent les tourelles Mougin, premières tentatives pour protéger efficacement l’artillerie tout en conservant une capacité de tir mobile.
Citadelle de Belfort

La citadelle de Belfort est un ensemble fortifié stratégique ayant servi de rempart face aux invasions durant des siècles. Ce site est célèbre pour sa résistance lors de trois sièges, notamment celui de 1870-1871 pendant la guerre franco-allemande, où la ville a tenu tête aux Prussiens pendant 104 jours sans jamais se rendre.

Cette résistance acharnée a permis à la France de conserver l’actuel Territoire de Belfort, la seule partie de l’Alsace à ne pas être annexée par l’Empire allemand en 1871. Pour commémorer cet événement, le sculpteur Bartholdi a réalisé le célèbre Lion de Belfort situé au pied de la falaise de la citadelle.

Un territoire façonné par la défense
Dès 1226, la présence d’un château à Belfort témoigne de la volonté de contrôler ce passage. Implanté sur un promontoire, il s’accompagne rapidement de remparts destinés à surveiller les communications entre le Nord et le Sud. Aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, Belfort et Montbéliard renforcent leurs défenses en les adaptant aux armes à feu, avec la construction d’enceintes modernisées et d’une citadelle.
À la fin du XVIIᵉ siècle, Vauban transforme profondément ces aménagements, apportant une nouvelle cohérence au système défensif. Les siècles suivants voient ces ouvrages entretenus et renforcés, notamment sur les hauteurs des Perches, de la Miotte et de la Justice, pour s’adapter à l’évolution de l’artillerie.
Batterie des Roches

La batterie des Roches, également connue sous les noms de fort des Roches ou fort Samson, est un ouvrage fortifié de type Séré de Rivières situé au sommet d’une colline sur la commune de Pont-de-Roide-Vermondans, dans le Doubs. Faisant partie intégrante du môle défensif du Lomont, elle a été construite pour contrôler la vallée du Doubs et la région de Montbéliard.
Sa position stratégique offre un panorama exceptionnel sur la vallée du Doubs, la région de Montbéliard et, par temps clair, jusqu’au ballon d’Alsace à 50 km.

La ceinture de forts du XIXᵉ siècle
Après la guerre de 1870–1871 et l’annexion de l’Alsace-Lorraine, la trouée de Belfort devient une zone hautement sensible. La France engage alors un vaste programme de fortification sous la direction du général Séré de Rivières. Entre 1871 et 1886, une ceinture de forts détachés est construite sur les hauteurs environnantes — Salbert, Roppe, Mont‑Vaudois, Bessoncourt, Vézelois, Bermont, entre autres — afin de verrouiller le passage.
Ces ouvrages, édifiés entre 1873 et 1887, permettent de maintenir l’artillerie ennemie à distance, tout en offrant des points d’observation et de défense coordonnés. Ils constituent une véritable barrière fortifiée complétant les défenses héritées des siècles précédents. Parmi les innovations de cette époque figurent la tourelle Mougin, armée de deux canons de 155 mm, qui illustre les efforts entrepris pour répondre aux évolutions technologiques de la guerre.
Fort du Mont-Bart

Le fort du Mont-Bart est construit entre 1874 et 1877. C’est un ouvrage du type Séré de Rivières conçu pour héberger entre 500 et 700 hommes selon les périodes. A l’origine, son armement comptait une quarantaine de pièces d’artillerie de divers calibres.

Le Fort du Mont-Bart fait partie intégrante du môle défensif du Lomont et se situe à 483 mètres d’altitude, au sommet d’une colline appelée le mont Bart sur la commune de Bavans.

Un patrimoine à découvrir aujourd’hui
Aujourd’hui, la trouée de Belfort conserve les traces visibles de cette longue histoire militaire. Citadelle, forts et batteries constituent un ensemble remarquable, inscrit dans le paysage. Plusieurs de ces sites sont ouverts au public et valorisés grâce à des parcours de visite, des musées et l’engagement d’associations locales. Ils permettent aux visiteurs de comprendre, sur le terrain, comment ce territoire a été défendu et transformé au fil des siècles.
Remerciements
Nous adressons nos sincères remerciements aux associations et offices de tourisme suivants :
Association du Fort Dorsner / Association du Fort du Mont‑Bart / ASPIR (Association de Sauvegarde du Patrimoine et de l’Inventaire Rudipontain)
Belfort Tourisme / Service Animation du Patrimoine du Pays de Montbéliard
Au cours de ce week-end, nous avons eu la chance de rencontrer, au sein de chacune de ces structures, des personnes remarquables, à la fois enthousiastes et profondément engagées dans la valorisation et la transmission du patrimoine. Leur passion, perceptible à chaque instant, a donné une dimension particulière à ces visites.
Au-delà des lieux, ce sont avant tout ces rencontres qui ont marqué notre parcours et renforcé le lien qui nous unit autour de ce patrimoine commun, si précieux et si vivant.
Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia
par Tresorier ASMEM | Fév 4, 2026 | A l'étranger, Actualités
Vue depuis le hameau de St-Ours en direction du nord vers le Fort de Tournoux
L’ouvrage Maginot de Saint‑Ours Haut, situé sur la commune de Val d’Oronaye (Alpes‑de‑Haute- Provence), est un gros ouvrage d’artillerie chargé de contrôler l’accès au col de Larche par la vallée de l’Ubayette. Implanté sur l’adret à 1 850 mètres d’altitude, il domine le hameau de Saint‑Ours.

Bloc 1 – Entrée mixte
Dans les Alpes, les fortifications françaises verrouillent les axes venant d’Italie grâce à une ligne d’avant‑postes puis une ligne principale d’ouvrages bétonnés. Dans la vallée de l’Ubayette, le barrage de Larche regroupe les ouvrages de Roche‑la‑Croix, Saint‑Ours Bas et Saint‑Ours Haut, dont les feux croisés défendent l’entrée de la vallée. Le site, envisagé dès 1882, est élaboré par le génie de Briançon, puis intégré au programme Maginot en 1929 et validé en 1931.

Bloc 1 – Ouverture du pont-levis

Bloc 1 – Pont-levis

Bloc 2 – Casemate d’artillerie et vue sur les créneaux et le fossé diamant
En surface, cinq blocs dispersés, chacun doté de ses propres magasins, PC et ventilation, réduisent la vulnérabilité aux tirs. Conçu pour résister aux bombardements lourds, l’ouvrage abrite sous la roche ses installations techniques : usine électrique (trois groupes électrogènes et un auxiliaire), caserne, ventilation, chauffage, cuisine, poste de commandement et vastes réserves assurant plusieurs mois d’autonomie. Une galerie principale, équipée d’une voie de 60 cm, relie l’entrée aux blocs de combat.

Salle des filtres

Usine électrique de l’ouvrage

Plan incliné et voie de 60 cm reliant l’entrée mixte aux blocs de combat

Chambrée, sanitaire et cuisine
En surface, cinq blocs dispersés, chacun doté de ses propres magasins, PC et ventilation, réduisent la vulnérabilité aux tirs. Le bloc 1 est l’entrée mixte, fortement défendue. Le bloc 2 est une casemate d’artillerie tirant en flanquement armée de trois mortiers (1 de 75 mm, 1 de 81 mm et 1 de 50 mm). Les blocs 3 et 4 servent d’observatoires d’artillerie. Le bloc 5, casemate mixte orientée vers l’amont, regroupe mortiers (2 de 81 mm et 1 de 50 mm), jumelages de mitrailleuses et cloche GFM (cloche guetteur et fusil-mitrailleur). Pour le tir d’artillerie, les observateurs d’artillerie transmettent les coordonnées de l’objectif au poste central de tir. Ce dernier calcule les élément de tir sur la base des cartes topographiques du secteur. Il les communique aux pièces, qui ouvrent alors le feu pour neutraliser la cible désignée.

PCT

Bloc 2 – Mortiers de 81 mm et de 75 mm
Le mortier de 81 mm est une arme à tir courbe, installé en casemate ou en tourelle, il offre une portée de 3 500 m et une cadence d’environ 15 coups par minute. Le mortier de 75 mm, conçu pour les ouvrages alpins, est un canon court à portée limitée (6 000 m) destiné à couvrir les secteurs que le canon ou l’obusier ne peut atteindre.
Les blocs 3 et 4 servent d’observatoires d’artillerie et le bloc 5, casemate mixte orientée vers l’amont, regroupe mortiers (2 de 81 mm et 1 de 50 mm), jumelages de mitrailleuses et cloche GFM.

Bloc 1 – cloche GFM / Bloc 4 – cloche GFM
Au début des années 1950, l’ouvrage est remis en état dans le contexte de la Guerre froide. Entretenu jusqu’en 1968, il fut ensuite abandonné. Depuis les années 1990, la Communauté de communes de l’Ubaye l’entretient et l’ouvre à la visite.
Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia
par Tresorier ASMEM | Jan 16, 2026 | A l'étranger, Actualités, Voyages
Italie, Piémont – Forte di Fenestrelle
Notre voyage d’étude s’est déroulé, du 19 septembre au 22 septembre 2025, sur le thème « France – Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence – Les défenses des vallées de l’Arc et de la Durance » et nous avons logé, à Briançon, dans un hôtel au nom prédestiné : Vauban.
Le 19 septembre 2025, les dix-huit participants franchissent la frontière franco-suisse au Châtelard et gagnent, par la vallée de la Maurienne, les départements français des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence. Leur parcours les conduit à la découverte des fortifications des vallées de l’Arc, entre Modane et Aussois, ainsi que de celles de la Durance, entre Briançon et Mont-Dauphin. Trois sites majeurs structurent le programme : la barrière de l’Esseillon, Mont-Dauphin et Briançon, ainsi que le Forte di Fenestrelle.
Aussois – La Barrière de l’Esseillon

Les forts de la Barrière de l’Esseillon constituent un ensemble de cinq édifices militaires érigés au XIXème siècle par le Royaume de Sardaigne, dans le but d’assurer la défense du col du Mont-Cenis et de la Haute-Maurienne contre d’éventuelles invasions françaises.

Ces fortifications, situées sur une crête rocheuse entre Aussois et Avrieux, portent les noms de membres de la famille royale de l’époque Victor-Emmanuel, Marie-Thérèse, Charles-Félix, Marie-Christine et Charles-Albert.

Ils furent érigés entre 1815 et 1830 sur ordre du roi Charles-Félix afin de renforcer la défense de la frontière alpine face à la France. Conçus d’après le modèle Montalembert, caractérisé par ses fortifications perpendiculaires – à la différence du modèle Vauban –, les forts de l’Esseillon témoignent de l’importance stratégique de la Savoie dans les Alpes.

Ce patrimoine architectural et historique permet de mieux comprendre la stratégie militaire du XIXᵉ siècle ainsi que l’histoire savoyarde.
La place forte de Mont-Dauphin

Mont-Dauphin est une place forte imaginée par Vauban à la fin du XVIIᵉ siècle. En 1692, après un raid du duc de Savoie ayant ravagé plusieurs villes françaises, Louis XIV choisit de consolider la défense de la frontière alpine. Vauban retient alors le plateau des Mille Vents, un promontoire rocheux au positionnement stratégique, pour y construire une fortification capable de contrôler efficacement les vallées alentour.

Les travaux débutent en 1693 et la forteresse prend le nom de Mont-Dauphin, en hommage au fils du roi. L’ensemble comprend des fortifications, une poudrière, des casernes ainsi qu’un village destiné à accueillir une population civile, afin d’assurer une présence militaire durable.

Toutefois, la signature du traité d’Utrecht en 1713 repousse la frontière, diminuant ainsi l’importance stratégique de ce site. Bien que Mont-Dauphin n’ait jamais subi de siège, la place forte a été modifiée jusqu’au XIXe siècle afin d’adapter ses défenses aux avancées de l’artillerie.

Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, elle demeure un exemple remarquable de l’architecture militaire de Vauban.
Cervières – Petit ouvrage d’infanterie de type Maginot

L’ouvrage des Aittes, intégré à la ligne Maginot, se situe sur la commune de Cervières. Construit entre 1932 et 1937 à 1 880 mètres d’altitude, il occupe un versant rocheux dominant la vallée. Cette petite fortification d’infanterie a été spécialement conçue pour protéger la vallée de la Cerveyrette contre toute incursion. Par son emplacement stratégique et sa vocation défensive, elle illustre pleinement la volonté de sécuriser les points sensibles de cette zone montagneuse durant l’entre-deux-guerres.

L’ouvrage des Aittes occupait une position clé au sein du dispositif défensif du secteur fortifié du Dauphiné, en complément des ouvrages du Gondran et du Janus. Il profitait de la couverture fournie par l’artillerie du Janus, renforcée par plusieurs batteries de soutien, assurant ainsi une protection accrue de la vallée de la Cerveyrette.

L’infrastructure comprenait quatre blocs, dont l’un faisait office d’entrée sous forme de casemate, garantissant à la fois l’accès et la défense de l’ouvrage. Côté armement, elle était essentiellement équipée de mitrailleuses et de fusils‑mitrailleurs, assurant une couverture efficace des points d’accès stratégiques alentour.

L’effectif était constitué de 92 hommes et de 2 officiers, soulignant l’importance de la présence humaine pour la défense du site.
Piémont – Forte di Fenestrelle

La forteresse de Fenestrelle fut construite entre 1728 et 1850 par les rois de Sardaigne, dans la vallée piémontaise du même nom, acquise en 1713 par Victor‑Amédée II. Elle constitue la plus vaste forteresse d’Europe, s’étendant sur 1 300 000 m². Édifiée entre 1 135 et 1 785 mètres d’altitude, elle barre la vallée sur trois kilomètres, le long de la route reliant le col de Montgenèvre à Pignerol et à Turin. Souvent appelée à tort « fort de Fenestrelle », elle forme en réalité un immense complexe regroupant trois forts et sept redoutes, reliés entre eux par deux voies de communication.

Fenestrelle passe de la France à la Savoie à la suite du traité d’Utrecht de 1713. À cette période, la vallée ne compte qu’une seule fortification : le fort Mutin, construit au XVIIᵉ siècle et déjà jugé obsolète par Vauban en 1701. Afin de protéger ce territoire nouvellement acquis, Victor‑Amédée II charge son ingénieur militaire et architecte Bertola d’édifier un nouvel ouvrage : le fort des Vallées, implanté à 1 800 mètres d’altitude.

Au cours des cent vingt années suivantes, trois autres forts viennent compléter l’ensemble : le fort Charles-Albert, placé au point le plus bas, le fort San Carlo, et le fort des Trois Dents. Les travaux s’achèvent en 1850 avec la destruction du fort Mutin. L’ensemble des fortifications est relié par trois kilomètres de murailles et un long couloir abritant un escalier de 4 000 marches.

Conçue avant tout comme un dispositif dissuasif, elle n’a jamais eu à subir de véritable siège. Au début des années 1800, elle est toutefois utilisée comme prison politique. Dans les années 1920, la forteresse est transformée en dépôt d’artillerie. En 1943, le fort Charles-Albert est détruit par les partisans. Abandonné par la suite, l’ensemble voit se détériorer le palais du gouverneur, le palais des officiers, l’église et la prison.

Aujourd’hui, la forteresse fait l’objet d’une restauration progressive, portée par la mobilisation des habitants et soutenue par diverses institutions publiques et privées. En 1997, le site s’ouvre au public et bénéficie d’un éclairage spectaculaire.
Briançon – Communication Y

La communication Y, initialement nommée « communication des Têtes au Randouillet » lors de sa construction, constitue une fortification de type double caponnière située au sud-est de la ville de Briançon.

Cet ouvrage se présente principalement comme un long édifice de plan rectangulaire, orienté du nord au sud. Il sert de passage couvert entre le fort des Trois Têtes, situé au nord, et le fort du Randouillet au sud, tout en assurant le contrôle du vallon de Fontchristiane.

Le bâtiment s’étend sur 150 mètres de longueur pour neuf mètres de largeur. Il est construit en maçonnerie voûtée, avec des murs épais de deux mètres côté est et de 2,25 mètres côté ouest. Le passage intérieur, large de 4,5 mètres, possède un sol en terre battue et est éclairé par vingt‑six fenêtres, toutes ouvertes sur la façade ouest. Les deux extrémités de l’édifice sont protégées par une enveloppe bastionnée, chacune flanquée d’un fossé, garantissant une défense efficace aussi bien à l’est qu’à l’ouest.

Remerciements
Au cours de ce voyage, nous avons rencontré, dans chacune des associations visitées, des personnes remarquables, enthousiastes et profondément engagées dans la mise en valeur, le partage et la transmission du patrimoine historique et culturel. Leur passion et leur détermination à le préserver pour les générations futures étaient palpables. Ensemble, nous avons pu célébrer et partager l’intérêt qui nous rassemble autour d’un sujet qui nous tient à cœur.
Nous avons pu bénéficier pour l’organisation et la conduite des visites de l’aide des associations suivantes :
France : Fondation pour l’Action Culturelle Internationale en Montagne (FACIM), Centre des Monuments Nationaux – Mont-Dauphin, Association Les Aittes, Service du Patrimoine de Briançon
Italie : Associazione Progetto San Carlo Onlus – Forte di Fenestrelle
Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia
par Tresorier ASMEM | Jan 14, 2026 | Actualités, ASMEM info, En Suisse
Selon l’article 10 des statuts du 25 mars 2023, le vendredi 5 septembre 2025, notre Association a organisé son Assemblée générale statutaire 2025 sur la place d’armes de Bière / Centre d’Instruction de l’Artillerie.
Description et histoire de la place d’armes de Bière
La place d’armes de Bière, propriété de la Confédération suisse, s’étend sur 870 ha (260 ha de forêts) et compte 152 bâtiments, dont des hébergements, cuisines, salles de formation, infirmerie, stands de tir et arsenal. Elle accueille régulièrement des écoles de recrues et des formations militaires. Son rôle militaire, présent depuis l’époque romaine, s’est renforcé dès 1822, avec des infrastructures constamment adaptées aux besoins de l’armée jusqu’à aujourd’hui.

Assemblée générale 2025
Après un accueil convivial, l’Assemblée se déroule selon l’ordre du jour communiqué à tous les membres. Les différents rapports, après présentation, sont validés par les membres présents, tandis que les sujets à traiter font l’objet de discussions avant qu’une décision soit prise dans une atmosphère détendue. Une fois le point « Divers » terminé, le Président clôt l’Assemblée générale 2025.

Après une courte pause, l’orateur invité propose une conférence sur « L’artillerie du futur », explorant l’évolution de l’artillerie dans l’armée suisse (mortier 12 cm 16, TASYS, plateformes d’artillerie, etc.). À la fin de la conférence, un repas rassemble les participants, puis à partir de 1330, les membres assistent à l’exercice « COMBINED ARMS 25 » (véhicules blindés, artillerie et aviation), organisé par la Formation d’application des blindés et de l’artillerie (FOAP bl / art). La direction du tir d’artillerie a été faite à distance avec l’engagement d’un drone ADS 15.
Impression photographique



La prochaine assemblée générale statutaire aura lieu en 2027.

Photos : Trésorier ASMEM
par Tresorier ASMEM | Jan 12, 2026 | Actualités, En Suisse, Impressions
Lors du Panzerweekend 2025 (06-07.09), les équipes du Schweizerischen Militärmuseum de Full ont déroulé un programme riche de nombreuses attractions et démonstrations de chars de combat, de transports de troupe et de véhicules tout-terrain en parfait état de marche.
Des stands animés par des groupes de reconstitution historique, un marché militaire et une buvette avec boulangerie de campagne complétaient les attractions disponibles.


Le Panzerweekend 2026 aura lieu les samedi et dimanche 5 et 6 septembre ( SITE INTERNET ).
Musée
Le musée expose dans plusieurs bâtiments des chars de combat, des pièces d’artillerie, des canons antiaériens et antichars de l’armée suisse et d’autres armées du XXème siècle.



Photos : Trésorier ASMEM