Vue depuis le hameau de St-Ours en direction du nord vers le Fort de Tournoux
L’ouvrage Maginot de Saint‑Ours Haut, situé sur la commune de Val d’Oronaye (Alpes‑de‑Haute- Provence), est un gros ouvrage d’artillerie chargé de contrôler l’accès au col de Larche par la vallée de l’Ubayette. Implanté sur l’adret à 1 850 mètres d’altitude, il domine le hameau de Saint‑Ours.

Bloc 1 – Entrée mixte
Dans les Alpes, les fortifications françaises verrouillent les axes venant d’Italie grâce à une ligne d’avant‑postes puis une ligne principale d’ouvrages bétonnés. Dans la vallée de l’Ubayette, le barrage de Larche regroupe les ouvrages de Roche‑la‑Croix, Saint‑Ours Bas et Saint‑Ours Haut, dont les feux croisés défendent l’entrée de la vallée. Le site, envisagé dès 1882, est élaboré par le génie de Briançon, puis intégré au programme Maginot en 1929 et validé en 1931.

Bloc 1 – Ouverture du pont-levis

Bloc 1 – Pont-levis

Bloc 2 – Casemate d’artillerie et vue sur les créneaux et le fossé diamant
En surface, cinq blocs dispersés, chacun doté de ses propres magasins, PC et ventilation, réduisent la vulnérabilité aux tirs. Conçu pour résister aux bombardements lourds, l’ouvrage abrite sous la roche ses installations techniques : usine électrique (trois groupes électrogènes et un auxiliaire), caserne, ventilation, chauffage, cuisine, poste de commandement et vastes réserves assurant plusieurs mois d’autonomie. Une galerie principale, équipée d’une voie de 60 cm, relie l’entrée aux blocs de combat.

Salle des filtres

Usine électrique de l’ouvrage

Plan incliné et voie de 60 cm reliant l’entrée mixte aux blocs de combat

Chambrée, sanitaire et cuisine
En surface, cinq blocs dispersés, chacun doté de ses propres magasins, PC et ventilation, réduisent la vulnérabilité aux tirs. Le bloc 1 est l’entrée mixte, fortement défendue. Le bloc 2 est une casemate d’artillerie tirant en flanquement armée de trois mortiers (1 de 75 mm, 1 de 81 mm et 1 de 50 mm). Les blocs 3 et 4 servent d’observatoires d’artillerie. Le bloc 5, casemate mixte orientée vers l’amont, regroupe mortiers (2 de 81 mm et 1 de 50 mm), jumelages de mitrailleuses et cloche GFM (cloche guetteur et fusil-mitrailleur). Pour le tir d’artillerie, les observateurs d’artillerie transmettent les coordonnées de l’objectif au poste central de tir. Ce dernier calcule les élément de tir sur la base des cartes topographiques du secteur. Il les communique aux pièces, qui ouvrent alors le feu pour neutraliser la cible désignée.

PCT

Bloc 2 – Mortiers de 81 mm et de 75 mm
Le mortier de 81 mm est une arme à tir courbe, installé en casemate ou en tourelle, il offre une portée de 3 500 m et une cadence d’environ 15 coups par minute. Le mortier de 75 mm, conçu pour les ouvrages alpins, est un canon court à portée limitée (6 000 m) destiné à couvrir les secteurs que le canon ou l’obusier ne peut atteindre.
Les blocs 3 et 4 servent d’observatoires d’artillerie et le bloc 5, casemate mixte orientée vers l’amont, regroupe mortiers (2 de 81 mm et 1 de 50 mm), jumelages de mitrailleuses et cloche GFM.

Bloc 1 – cloche GFM / Bloc 4 – cloche GFM
Au début des années 1950, l’ouvrage est remis en état dans le contexte de la Guerre froide. Entretenu jusqu’en 1968, il fut ensuite abandonné. Depuis les années 1990, la Communauté de communes de l’Ubaye l’entretient et l’ouvre à la visite.
Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia