Vaud – Une partie de la position de barrage de Lignerolles près de l’A9

Vaud – Une partie de la position de barrage de Lignerolles près de l’A9

La position de barrage de Lignerolle constitue la 2ème ligne de défense de l’axe stratégique Pontarlier – Col de Jougne – Vallorbe.

Les premiers ouvrages sont construits vers la fin des années 1930.

Fortins, barricades et obstacles antichars sont les composantes de cette position fortifiée érigée à la frontière franco-suisse.

Cette infrastructure permanente de combat sera modernisée jusque dans les années 1980.

Position de barrage de Lignerolles

 

Barrage de la vallée de Saas

Barrage de la vallée de Saas

Barrage de la vallée de Saas

La vallée de Saas est coupée par un barrage comme l’indique la brochure des monuments militaires du canton du Valais éditée par le DDPS. Après une première recherche sur le terrain, le résultat fut quasi nul : trois ponts minés. Aucun fortin ou abri trouvé.

La deuxième tentative aura été la bonne : j’ai eu des infos sur les emplacements et cela devient plus simple, quoique… Je débute la recherche en partant du fond de la vallée, à l’entrée du village de Saas Almagell. Je parcours le flanc sud de cette vallée. Le premier fortin reste difficile à trouver. Je tourne plusieurs fois sur le terrain.

Un talus bizarre en pleine forêt attire mon attention. Pas évident l’approche : je me fraye un passage dans les broussailles entre les rochers. Et puis je contourne le talus pour me retrouver dessus. Et là… bingo ! Une entaille dans le rocher, un petit support en bois pour le téléphone, pas de doute, je suis tombé sur le premier fortin ! Porte fermée, mais Fak ouvert. Je longe la paroi rocheuse et à quelques encablures, je tombe sur l’embrasure. Une petite embrasure avec une simple plaque pour un FM et un observatoire.

Pour le suivant, c’est un peu l’aventure. Je sais qu’il y a trois fortins sur ce flanc : mais lequel ai-je trouvé ? Je poursuis mon chemin en direction du village. Et finalement, je trouve le deuxième fortin au bord du chemin. Hop, le deuxième est dans la poche. Son entrée est accolée au rocher, non protégée : facilement repérable. Porte fermée. Une magnifique gravure de la tête d’un soldat avec une inscription avec deux dates : 1939 et 1943. Je continue et voici les embrasures qui émergent du rocher creusé à cette occasion. Elles sont bien dissimulées. Deux embrasures pour mitrailleuses légèrement désaxées. Une orientée vers la sortie du village et l’autre tire sur la cascade. Les volets de camouflages sont encore en excellent état et le mécanisme de contrepoids est encore fonctionnel. Un beau fortin.

Je regarde en face sur le flanc nord. J’ai repéré deux fortins… Mais comment j’ai pu les rater la première fois ! Bon faut dire que du fond de la vallée, les repérer est moins évident. Il me reste un troisième à trouver : je me dis qu’il ne peut pas être éloigné du chemin. Mais je ne trouve rien. Alors je l’aurai peut-être manqué au tout début ? Je rejoins le village de Saas Almagell et passe sur le flanc nord.

Je grimpe le long de la cascade de l’Almagell et je découvre le premier fortin que j’avais vu depuis l’autre flanc. Sa porte est fermée, dissimulée dans le rocher. L’embrasure a son volet de camouflage grand ouvert, d’où la facilité du repérage. Une seule embrasure pour une mitrailleuse.
Je continue de grimper jusqu’au prochain fortin repéré. Son entrée est creusée dans le rocher. La porte camouflée est ouverte mais la porte blindée est bien fermée… Un détail m’intrigue : une cuisinière avec deux foyers a été construite à l’extérieur avec une inscription et la date de 1943. Certainement que les soldats souhaitaient améliorer leur quotidien perché là-haut. Quelques mètres plus loin, je trouve l’embrasure, petite, pour un FM et observatoire, grossièrement bétonné.
Je profite pour être sur un point élevé pour vérifier le flanc sud. Après quelques instants, une embrasure inconnue apparaît : je suis passé légèrement au-dessus… Zut ! Faudra retourner en face… Mais pour l’instant, il me reste encore trois positions sur ce flanc nord.

Le terrain est chaotique : un pierrier mais avec des blocs de 3 à 5m de haut… Je cherche en-dehors du chemin, mais ne trouve qu’un simple abri. Une porte d’entrée en bois et une fenêtre. Au premier coup d’œil, j’hésite à penser que ce soit un abri militaire, surtout que je suis tombé sur des installations étonnantes : de grosses poutres effondrés et des rails de voies étroites. Une ancienne carrière ? L’endroit n’est pas vraiment adapté avec tous ces blocs de rochers… Je continue mon chemin qui longe un bisse. Avant de rejoindre le fond de la vallée, un panneau de randonnée indique : alter Militärweg. Oh ça c’est un signe… Je prends ce chemin et après un bon moment, j’aperçois les restes d’un abri, qui ressemble à celui croisé plus bas. Dans le rocher une belle date 1940 a été gravée. Pas de doute, ce sont bien des abris militaires. Mais il me reste encore un objet à trouver… J’ai tourné dans les éboulis entre les gros rochers mais rien.

Je décide de retourner sur le flanc sud et voir le fortin raté. Sur place, il est en effet très bien dissimulé. Il est accroché à la paroi et l’accès à l’embrasure est périlleux… Celui-ci sera accessible pour un chamois !

Bäzberg – forteresse de la place d’Andermatt

Bäzberg – forteresse de la place d’Andermatt

A la découverte de la magnifique région d’Andermatt, nous vous proposons de parcourir les impressions photographiques sur une fortification remarquable qui a vu grandir plusieurs de nos membres au service de leur patrie.
Pour bien comprendre l’importance de ce site, il est nécessaire de s’imprégner du document suivant, dont vous trouverez les extraits ci dessous.

Monuments militaires dans les cantons de Uri, Schwyz et Zoug

Les détails architecturaux d’ouvrages, comme les forts de Bühl et du Stöckli, sont particulièrement intéressants. Le granit joue encore un rôle comme blindage, sa stéréotomie est donc particulièrement soignée. À remarquer tout particulièrement l’ouvrage du Bäzberg, jugé digne d’être conservé comme exemple représentatif d’un fort d’artillerie de cette première époque, dont les diverses modernisations n’ont pas trop altéré la substance originale. (Maurice Lovisa)

Ce qui fut initié à l’occasion de l’achèvement de la ligne ferroviaire du Gothard en 1887 avec le Forte Airolo et les constructions sur le col du Gothard trouva sa suite aux lieux-dits Bäzberg et Gütsch situés de part et d’autre des gorges de Schöllenen.
C’est là que furent édifiés, vers la fin du 19e siècle, les trois ouvrages d’artillerie du Bäzberg, de Bühl et de Stöckli qui firent, par la suite et jusque dans la seconde moitié du 20e siècle, l’objet d’agrandissements et d’améliorations périodiques. On y ajouta l’ouvrage de Gütsch au cours de la Seconde Guerre mondiale.(Ouvrage de Gütsch sur ASMEM)  En complément à ces quatre installations majeures, d’innombrables ouvrages destinés à la défense du terrain par l’infanterie y virent le jour, tout comme des infrastructures pour l’exploitation en temps de paix (locaux de garde et cantonnements en baraques). Ces investissements militaires furent complétés du temps de la Guerre froide par un vaste cantonnement souterrain tant au Bäzberg qu’au Gütsch. (Silvio Keller)

Andermatt – Gütsch

Andermatt – Gütsch

Un peu de fraicheur sur les sommets d’Andermatt

Forteresse de Gütsch (A8685)

La forteresse de Gütsch était un poste d’artillerie suisse près de la commune d’Andermatt. Elle fut construite en 1942 au plus fort de la Seconde Guerre mondiale à une altitude de 2 300 m sous le vieux fort Stöckli. La forteresse peut être atteinte aujourd’hui par le télécabine qui est à proximité de la gare d’Andermatt.

La visite des extérieurs avec :
– Le fort du Stöckli (qui est maintenant, vraiment une ruine) ;
– Le fort de Gütsch (ouvrage d’artillerie 3 canons 10,5 et ses défenses d’infanterie) ;
– Une fortification un peu plus contemporaine.

Les fortifications de Gütsch et ses canons sur tourelles jouaient un rôle essentiel de défense de la région d’Andermatt. Construit pour la 9e Division en tant que substitut partiel au Fort Stöckli et à l’armement obsolète des forts Bäzberg et Buhl, le fort fut déclassé en 1995 ; il est maintenant le site d’une station météorologique et d’un parc éolien.

Crestawald et Sufers

Crestawald et Sufers

La construction de la forteresse de Crestawald a commencé en septembre 1939. En 1940, l’imposant ouvrage d’artillerie était prêt.
Son but était le blocage de l’axe de transit nord-sud à travers les Grisons. Il se situe à quelques kilomètres de la sortie Nord du San Bernardino.

Sufers est un ouvrage d’infanterie.

Crestawald un ouvrage mixte qui comme la plupart des forts ont été équipé d’origine par des 7,5 cm, et ensuite remis à jour en 10,5 cm

Les complexes de bunker ont été tenus secrets pendant longtemps. Avec la restructuration de l’Armée, les forteresses d’artillerie près des frontières du pays n’avaient plus leur utilité. En l’an 2000, le secret a été levé. La même année, la forteresse était transformée en musée accessible au public par l’association du musée de la forteresse de Crestawald.

C’est un musée remarquable et facile d’accès.

http://www.crestawald.ch/

Promenade au pont du Diable

Promenade au pont du Diable

En quelques 2 heures, une promenade « à pied » entre Andermatt et Göschenen, impressions photographiques.

A la fois belles et sauvages, les gorges de Schöllenen sont un passage obligé sur la route du Gothard. Autrefois, les habitants de la vallée de l’Urseren y avaient construit des passerelles et des chemins mais selon la légende, ils ont eu besoin d’aide pour construire un pont. C’est le diable qui s’est présenté et, après avoir accepté ses conditions, les gens sont finalement parvenus à le berner.

Tout ce tronçon est en pleine rénovation (comme d’habitudes) et le périple en vaut le détour.

 

Les Salons du Général Dufour

Les Salons du Général Dufour

Les Salons du Général Dufour

Ils sont une société partenaire de notre ASMEM.

Les Salons du Général Dufour sont l’occasion pour des historiens, des spécialistes ou des amateurs d’histoire, éclairés ou non, de visiter le XIXème siècle par le biais de la vie et l’oeuvre de Guillaume Henri Dufour.

Les Salons du Général Dufour, se tiennent mensuellement dans la Maison Dufour, au 9A rue de Contamines, à Genève, que le Général a fait construire et qu’il a habitée de juin 1845 jusqu’à sa mort le 14 juillet 1875.

Secrétariat : Les Salons du Général Dufour, 25 avenue des Pâquis, 1110 Morges

Tél : 022 807 08 31 – fax : 022 807 08 39 – E-mail : info@salons-dufour.ch – site : www.salons-dufour.ch