Forts du monde – France – Alpes-de-Haute-Provence – Val d’Oronaye – Ouvrage de St-Ours Haut

Forts du monde – France – Alpes-de-Haute-Provence – Val d’Oronaye – Ouvrage de St-Ours Haut

Vue depuis le hameau de St-Ours en direction du nord vers le Fort de Tournoux

L’ouvrage Maginot de Saint‑Ours Haut, situé sur la commune de Val d’Oronaye (Alpes‑de‑Haute- Provence), est un gros ouvrage d’artillerie chargé de contrôler l’accès au col de Larche par la vallée de l’Ubayette. Implanté sur l’adret à 1 850 mètres d’altitude, il domine le hameau de Saint‑Ours.

Bloc 1 – Entrée mixte

Dans les Alpes, les fortifications françaises verrouillent les axes venant d’Italie grâce à une ligne d’avant‑postes puis une ligne principale d’ouvrages bétonnés. Dans la vallée de l’Ubayette, le barrage de Larche regroupe les ouvrages de Roche‑la‑Croix, Saint‑Ours Bas et Saint‑Ours Haut, dont les feux croisés défendent l’entrée de la vallée. Le site, envisagé dès 1882, est élaboré par le génie de Briançon, puis intégré au programme Maginot en 1929 et validé en 1931.

Bloc 1 – Ouverture du pont-levis

Bloc 1 – Ouverture du pont-levis

Bloc 1 - Pont-levis

Bloc 1 – Pont-levis

Bloc 2 - Casemate d'artillerie et vue sur les créneaux et le fossé diamant

Bloc 2 – Casemate d’artillerie et vue sur les créneaux et le fossé diamant

En surface, cinq blocs dispersés, chacun doté de ses propres magasins, PC et ventilation, réduisent la vulnérabilité aux tirs. Conçu pour résister aux bombardements lourds, l’ouvrage abrite sous la roche ses installations techniques : usine électrique (trois groupes électrogènes et un auxiliaire), caserne, ventilation, chauffage, cuisine, poste de commandement et vastes réserves assurant plusieurs mois d’autonomie. Une galerie principale, équipée d’une voie de 60 cm, relie l’entrée aux blocs de combat.

Salle des filtres

Salle des filtres

Usine électrique de l'ouvrage

Usine électrique de l’ouvrage

Plan incliné et voie de 60 cm reliant l’entrée mixte aux blocs de combat

Plan incliné et voie de 60 cm reliant l’entrée mixte aux blocs de combat

Chambrée, sanitaire et cuisine

Chambrée, sanitaire et cuisine

En surface, cinq blocs dispersés, chacun doté de ses propres magasins, PC et ventilation, réduisent la vulnérabilité aux tirs. Le bloc 1 est l’entrée mixte, fortement défendue. Le bloc 2 est une casemate d’artillerie tirant en flanquement armée de trois mortiers (1 de 75 mm, 1 de 81 mm et 1 de 50 mm). Les blocs 3 et 4 servent d’observatoires d’artillerie. Le bloc 5, casemate mixte orientée vers l’amont, regroupe mortiers (2 de 81 mm et 1 de 50 mm), jumelages de mitrailleuses et cloche GFM (cloche guetteur et fusil-mitrailleur). Pour le tir d’artillerie, les observateurs d’artillerie transmettent les coordonnées de l’objectif au poste central de tir. Ce dernier calcule les élément de tir sur la base des cartes topographiques du secteur. Il les communique aux pièces, qui ouvrent alors le feu pour neutraliser la cible désignée.

PCT

PCT

Bloc 2 - Mortiers de 81 mm et de 75 mm

Bloc 2 – Mortiers de 81 mm et de 75 mm

Le mortier de 81 mm est une arme à tir courbe, installé en casemate ou en tourelle, il offre une portée de 3 500 m et une cadence d’environ 15 coups par minute. Le mortier de 75 mm, conçu pour les ouvrages alpins, est un canon court à portée limitée (6 000 m) destiné à couvrir les secteurs que le canon ou l’obusier ne peut atteindre.

Les blocs 3 et 4 servent d’observatoires d’artillerie et le bloc 5, casemate mixte orientée vers l’amont, regroupe mortiers (2 de 81 mm et 1 de 50 mm), jumelages de mitrailleuses et cloche GFM.

Bloc 1 - cloche GFM / Bloc 4 - cloche GFM

Bloc 1 – cloche GFM / Bloc 4 – cloche GFM

Au début des années 1950, l’ouvrage est remis en état dans le contexte de la Guerre froide. Entretenu jusqu’en 1968, il fut ensuite abandonné. Depuis les années 1990, la Communauté de communes de l’Ubaye l’entretient et l’ouvre à la visite.

Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia

France – Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence – Voyage septembre 2025 – Impressions photographiques

France – Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence – Voyage septembre 2025 – Impressions photographiques

Italie, Piémont – Forte di Fenestrelle

Notre voyage d’étude s’est déroulé, du 19 septembre au 22 septembre 2025, sur le thème « France – Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence – Les défenses des vallées de l’Arc et de la Durance » et nous avons logé, à Briançon, dans un hôtel au nom prédestiné : Vauban.

Le 19 septembre 2025, les dix-huit participants franchissent la frontière franco-suisse au Châtelard et gagnent, par la vallée de la Maurienne, les départements français des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence. Leur parcours les conduit à la découverte des fortifications des vallées de l’Arc, entre Modane et Aussois, ainsi que de celles de la Durance, entre Briançon et Mont-Dauphin. Trois sites majeurs structurent le programme : la barrière de l’Esseillon, Mont-Dauphin et Briançon, ainsi que le Forte di Fenestrelle.

Aussois – La Barrière de l’Esseillon

Les forts de la Barrière de l’Esseillon constituent un ensemble de cinq édifices militaires érigés au XIXème siècle par le Royaume de Sardaigne, dans le but d’assurer la défense du col du Mont-Cenis et de la Haute-Maurienne contre d’éventuelles invasions françaises.

Ces fortifications, situées sur une crête rocheuse entre Aussois et Avrieux, portent les noms de membres de la famille royale de l’époque Victor-Emmanuel, Marie-Thérèse, Charles-Félix, Marie-Christine et Charles-Albert.

Ils furent érigés entre 1815 et 1830 sur ordre du roi Charles-Félix afin de renforcer la défense de la frontière alpine face à la France. Conçus d’après le modèle Montalembert, caractérisé par ses fortifications perpendiculaires – à la différence du modèle Vauban –, les forts de l’Esseillon témoignent de l’importance stratégique de la Savoie dans les Alpes.

Ce patrimoine architectural et historique permet de mieux comprendre la stratégie militaire du XIXᵉ siècle ainsi que l’histoire savoyarde.

La place forte de Mont-Dauphin

Mont-Dauphin est une place forte imaginée par Vauban à la fin du XVIIᵉ siècle. En 1692, après un raid du duc de Savoie ayant ravagé plusieurs villes françaises, Louis XIV choisit de consolider la défense de la frontière alpine. Vauban retient alors le plateau des Mille Vents, un promontoire rocheux au positionnement stratégique, pour y construire une fortification capable de contrôler efficacement les vallées alentour.

Les travaux débutent en 1693 et la forteresse prend le nom de Mont-Dauphin, en hommage au fils du roi. L’ensemble comprend des fortifications, une poudrière, des casernes ainsi qu’un village destiné à accueillir une population civile, afin d’assurer une présence militaire durable.

Toutefois, la signature du traité d’Utrecht en 1713 repousse la frontière, diminuant ainsi l’importance stratégique de ce site. Bien que Mont-Dauphin n’ait jamais subi de siège, la place forte a été modifiée jusqu’au XIXe siècle afin d’adapter ses défenses aux avancées de l’artillerie.

Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, elle demeure un exemple remarquable de l’architecture militaire de Vauban.

Cervières – Petit ouvrage d’infanterie de type Maginot

L’ouvrage des Aittes, intégré à la ligne Maginot, se situe sur la commune de Cervières. Construit entre 1932 et 1937 à 1 880 mètres d’altitude, il occupe un versant rocheux dominant la vallée. Cette petite fortification d’infanterie a été spécialement conçue pour protéger la vallée de la Cerveyrette contre toute incursion. Par son emplacement stratégique et sa vocation défensive, elle illustre pleinement la volonté de sécuriser les points sensibles de cette zone montagneuse durant l’entre-deux-guerres.

L’ouvrage des Aittes occupait une position clé au sein du dispositif défensif du secteur fortifié du Dauphiné, en complément des ouvrages du Gondran et du Janus. Il profitait de la couverture fournie par l’artillerie du Janus, renforcée par plusieurs batteries de soutien, assurant ainsi une protection accrue de la vallée de la Cerveyrette.

L’infrastructure comprenait quatre blocs, dont l’un faisait office d’entrée sous forme de casemate, garantissant à la fois l’accès et la défense de l’ouvrage. Côté armement, elle était essentiellement équipée de mitrailleuses et de fusils‑mitrailleurs, assurant une couverture efficace des points d’accès stratégiques alentour.

L’effectif était constitué de 92 hommes et de 2 officiers, soulignant l’importance de la présence humaine pour la défense du site.

Piémont – Forte di Fenestrelle

La forteresse de Fenestrelle fut construite entre 1728 et 1850 par les rois de Sardaigne, dans la vallée piémontaise du même nom, acquise en 1713 par Victor‑Amédée II. Elle constitue la plus vaste forteresse d’Europe, s’étendant sur 1 300 000 m². Édifiée entre 1 135 et 1 785 mètres d’altitude, elle barre la vallée sur trois kilomètres, le long de la route reliant le col de Montgenèvre à Pignerol et à Turin. Souvent appelée à tort « fort de Fenestrelle », elle forme en réalité un immense complexe regroupant trois forts et sept redoutes, reliés entre eux par deux voies de communication.

Fenestrelle passe de la France à la Savoie à la suite du traité d’Utrecht de 1713. À cette période, la vallée ne compte qu’une seule fortification : le fort Mutin, construit au XVIIᵉ siècle et déjà jugé obsolète par Vauban en 1701. Afin de protéger ce territoire nouvellement acquis, Victor‑Amédée II charge son ingénieur militaire et architecte Bertola d’édifier un nouvel ouvrage : le fort des Vallées, implanté à 1 800 mètres d’altitude.

Au cours des cent vingt années suivantes, trois autres forts viennent compléter l’ensemble : le fort Charles-Albert, placé au point le plus bas, le fort San Carlo, et le fort des Trois Dents. Les travaux s’achèvent en 1850 avec la destruction du fort Mutin. L’ensemble des fortifications est relié par trois kilomètres de murailles et un long couloir abritant un escalier de 4 000 marches.

Conçue avant tout comme un dispositif dissuasif, elle n’a jamais eu à subir de véritable siège. Au début des années 1800, elle est toutefois utilisée comme prison politique. Dans les années 1920, la forteresse est transformée en dépôt d’artillerie. En 1943, le fort Charles-Albert est détruit par les partisans. Abandonné par la suite, l’ensemble voit se détériorer le palais du gouverneur, le palais des officiers, l’église et la prison.

Aujourd’hui, la forteresse fait l’objet d’une restauration progressive, portée par la mobilisation des habitants et soutenue par diverses institutions publiques et privées. En 1997,  le site s’ouvre au public et bénéficie d’un éclairage spectaculaire.

Briançon – Communication Y

La communication Y, initialement nommée « communication des Têtes au Randouillet » lors de sa construction, constitue une fortification de type double caponnière située au sud-est de la ville de Briançon.

Cet ouvrage se présente principalement comme un long édifice de plan rectangulaire, orienté du nord au sud. Il sert de passage couvert entre le fort des Trois Têtes, situé au nord, et le fort du Randouillet au sud, tout en assurant le contrôle du vallon de Fontchristiane.

Le bâtiment s’étend sur 150 mètres de longueur pour neuf mètres de largeur. Il est construit en maçonnerie voûtée, avec des murs épais de deux mètres côté est et de 2,25 mètres côté ouest. Le passage intérieur, large de 4,5 mètres, possède un sol en terre battue et est éclairé par vingt‑six fenêtres, toutes ouvertes sur la façade ouest. Les deux extrémités de l’édifice sont protégées par une enveloppe bastionnée, chacune flanquée d’un fossé, garantissant une défense efficace aussi bien à l’est qu’à l’ouest.

Remerciements

Au cours de ce voyage, nous avons rencontré, dans chacune des associations visitées, des personnes remarquables, enthousiastes et profondément engagées dans la mise en valeur, le partage et la transmission du patrimoine historique et culturel. Leur passion et leur détermination à le préserver pour les générations futures étaient palpables. Ensemble, nous avons pu célébrer et partager l’intérêt qui nous rassemble autour d’un sujet qui nous tient à cœur.

Nous avons pu bénéficier pour l’organisation et la conduite des visites de l’aide des associations suivantes :

France : Fondation pour l’Action Culturelle Internationale en Montagne (FACIM), Centre des Monuments Nationaux – Mont-Dauphin, Association Les Aittes, Service du Patrimoine de Briançon

Italie : Associazione Progetto San Carlo Onlus – Forte di Fenestrelle

Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia

Voyage du 50ème (2024) – Luxembourg – Belgique – Pays-Bas – Entre Ardennes et Meuse – Impressions photographiques

Voyage du 50ème (2024) – Luxembourg – Belgique – Pays-Bas – Entre Ardennes et Meuse – Impressions photographiques

Notre voyage d’études pour le 50ème anniversaire de l’association se déroule, du 12 septembre au 16 septembre 2024, sur le thème « Luxembourg-Belgique-Pays-Bas – Entre Ardennes et Meuse ».

Les 20 participants traversent une partie de la France pour rejoindre les montagnes ardennaises et les bords de la Meuse entre Luxembourg, Belgique et Pays-Bas.

Trois points forts résument le programme : Bastogne – La bataille des Ardennes, Liège – La Ceinture fortifiée et Maastricht – Le bastion des Provinces-Unies.

 

Neuf siècles de fortifications en Ville de Luxembourg

Notre visite débute par la découverte des fortifications de la ville, en commençant par le Rocher du Bock qui domine la rivière Alzette ; c’est ici que Sigefroid fonde Luxembourg en 963.

Aujourd’hui, sur le Bock, subsiste les vestiges du château et les casemates souterraines.

En raison de sa position stratégique, la forteresse de Luxembourg est l’un des sites fortifiés européens majeurs entre le XVIème siècle et 1867.

Cet emplacement illustre l’évolution de l’architecture militaire au fil des changements de domination du territoire luxembourgeois (Saint Empire, Bourgogne, Habsbourg, Espagne, France, Prusse).

 

La bataille des Ardennes

Nous nous arrêtons pour visiter le remarquable Bastogne War Museum. Ce dernier retrace la Seconde Guerre mondiale et la Bataille des Ardennes et offre une expérience multimédia immersive. L’exposition s’articule autour du récit de quatre personnages et combine objets civils et militaires avec des films d’époque pour plonger les visiteurs dans l’histoire.

La bataille des Ardennes débute le 16 décembre 1944 par le lancement de l’opératiion « Wacht am Rhein » ; attaque surprise allemande visant à récupérer le port d’Anvers. De violents combats ont lieu majoritairement en Belgique et au nord du Luxembourg. Les Allemands seront stoppés par les Alliés avant d’atteindre la Meuse et l’offensive s’achève à la fin janvier 1945 avec la retraite allemande.

 

La Citadelle de Namur

La Citadelle de Namur est l’un des plus grands ouvrages fortifiés d’Europe. Il domine la ville de Namur à l’endroit où la Sambre rencontre la Meuse.

Ce site, avec ses vastes souterrains, retrace plus de mille ans d’histoire militaire. Au XIXème siècle, avec l’arrivée de l’artillerie rayée, ses remparts perdent leur utilité défensive et la Citadelle cède la place à la position fortifiée de Namur bâtie entre 1888 et 1892.

A partir de 1891, le roi Léopold II démilitarise le site et ordonne d’importants travaux pour le transformer en un lieu culturel, historique et touristique majeur de Namur.

 

Le fort d’Eben-Emael

Construit entre 1932 et 1935 sur la rive ouest du canal Albert, le fort fait partie de la ceinture fortifiée de Liège. Dominant le canal de 65 mètres, le fort contrôle le passage entre la Meuse et le Geer et protège les ponts stratégiques de Kanne, Vroenhoven et Veldwezelt.

Les blocs de combat sont reliés par un réseau souterrain de galeries de plus de trois kilomètres sur 40 mètres de hauteur. Les superstructures de l’ouvrage occupent environ 0,45 km², faisant d’Eben-Emael le plus grand fort de son époque.

Son principal point faible est son « toit », vaste et peu protégé, sans mines ni obstacles antiaériens, avec peu de barbelés et une défense limitée, utilisé comme terrain de football par la garnison.

L’armement principal comprend une tourelle équipée de deux canons de 120 mm, deux tourelles à éclipse armées chacune de deux canons de 75 mm, deux casemates orientées vers le Nord (Maastricht 1 et 2) et deux casemates orientées vers le Sud (Visé 1 et 2), toutes pourvues de trois canons de 75 mm. Pour tromper l’ennemi, trois fausses tourelles en tôle, imitant la taille d’une tourelle de 120, sont placées sur les superstructures. Les pièces d’artillerie ont une portée de 11 et 17,5 kilomètres.

Le fort d’Eben-Emael, réputé imprenable, est attaqué par les parachutistes allemands le 10 mai 1940 au matin et tombe le lendemain, portant un coup au moral de l’armée belge.

 

Grotten Noord Sint-Pietersberg (Maastricht)

Visite des carrières souterraines de St. Pietersberg, où la craie a été extraite jusqu’au milieu du XXème siècle pour construire dans la région. Durant la Seconde Guerre mondiale, ces carrières souterraines ont servi d’abri et de passage pour la résistance entre la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.

 

La citadelle de Maastricht (1632-1867)

Les fortifications de Maastricht ont été construites sur 1 500 ans, depuis l’époque romaine jusqu’à la fin du XIXème siècle, pour défendre la ville. Différents types de murs, portes et bastions se sont succédé lors de quatre grandes phases de construction : romano-celtique, haut Moyen Âge, médiévale et ouvrages extérieurs du XVIème au XIXème siècle.

Bien que beaucoup d’ouvrages aient été démolis au XIXème siècle, les vestiges restants représentent un exemple rare de ville fortifiée européenne à travers les âges. Pendant des siècles, la ville fortifiée portait le nom de « Bastion des Pays-Bas », avant-poste de la République des sept Provinces-Unies des Pays-Bas.

 

Les forts de la ceinture fortifiée de Liège (1914-1918)

La position fortifiée de Liège, construite entre 1888 et 1891 autour de la ville, comprenait une ceinture de forts et des défenses complémentaires. Assiégée par les Allemands en août 1914, elle finit par tomber. Durant l’entre-deux-guerres, certains forts sont modernisés, mais en mai 1940, la ligne subit un nouveau siège marqué par la prise rapide du fort d’Eben-Emael.

Fort de Battice

Le Fort de Battice, construit entre 1934 et 1937, sur la commune de Herve à 17 kilomètres de la frontière allemande, faisait partie de la défense de Liège. Il comprend une quinzaine de blocs de combat reliés par 3 000 mètres de galeries souterraines, dont cinq blocs sont dédiés à l’artillerie longue portée (3 tourelles à éclipse armées de 2 canons de 75 mm et 2 coupoles armées de 2 canons de 120 mm). Cet ouvrage a résisté durant douze jours lors de l’offensive allemande du 10 mai 1940.

Fort de Lantin

Le Fort de Lantin est l’un des 12 forts construits à Liège à la fin du 19ème siècle sur l’initiative du général Brialmont. Contrairement aux habitudes de l’époque, il a été construit presque exclusivement en béton non armé. Son armement principal comprend une tourelle équipée de deux canons de 15 cm, une tourelle avec un obusier de 21 cm, deux tourelles dotées chacune d’un canon de 12 cm et trois autres tourelles munies de canons de 5,7 cm.

Bombardé pendant la bataille de Liège en 1914, il n’a pas été réarmé et reste dans son état d’origine.

Fort de Loncin

Le fort de Loncin est détruit le 15 août 1914 lorsqu’un obus allemand a frappé l’un des deux magasins à poudre, provoquant une explosion dévastatrice qui a anéanti le centre du fort et entraîné la mort de 350 soldats sur les 550 membres de la garnison.

La majorité des défenseurs ayant été ensevelis sous les décombres, le site est rapidement devenu une nécropole militaire. Le 3 août 2014, le fort a été officiellement reconnu comme nécropole nationale par le roi Philippe de Belgique.

 

Remerciements

Durant ce voyage, nous avons rencontré, dans toutes les associations visitées, des personnes de qualité, enthousiaste et désirant mettre en valeur, partager et transmettre le patrimoine historique et culturel avec passion et détermination aux générations suivantes. Tous ensemble, nous avons partagé notre passion pour un sujet qui nous est cher.

Nous avons pu bénéficier pour l’organisation et la conduite des visites de l’aide des associations suivantes :

Luxembourg : Luxembourg City Tourist Office

Belgique : Bastogne War Museum, Citadelle de Namur, ASBL Fort Eben-Emael, ASBL du Fort de Battice, ASBL Les Amis du Fort de Lantin et ASBL Front de Sauvegarde du Fort de Loncin

Pays-Bas : Explore Maastricht and Maastricht Underground

Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia

Forts du monde – Archipel des Féroé – Île de Streymoy – Tórshavn – Fort Skansin

Forts du monde – Archipel des Féroé – Île de Streymoy – Tórshavn – Fort Skansin

Emplacement et mission

Le fort de Skansin, situé sur une colline à l’entrée du port de Tórshavn aux îles Féroé, offre une vue stratégique sur le port. Construit en 1580 pour protéger la ville des pirates, il a été détruit et reconstruit plusieurs fois.

Modernisation

En 1780, le fort a été modernisé et agrandi avec la construction de petites casemates en pierre aux toits recouverts d’herbe et de positions de tir pour l’artillerie. Il a pris sa forme actuelle, tout en subissant divers travaux d’amélioration de ses défenses.

La garnison compte une vingtaine de soldats sous le commandement d’un capitaine et dessert huit canons de 12 livres.

Vue sur Tórshavn depuis les hauteurs de la capitale

Vue sur Tórshavn depuis les hauteurs de la capitale

Déclassement et reconversion

En 1865, le fort est désactivé comme ouvrage militaire. Sa garnison est reconvertie en force de police et le fort abrite un local d’arrêt.

En 1884, une lanterne est construite dans le secteur du fort pour guider les navires et en 1888, un phare construit ; toujours en service aujourd’hui.

Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, L’Islande et les îles Féroé sont occupées par les Britanniques entre avril et mai 1940. Londres contrôle désormais tous les passages dans l’Atlantique Nord entre le Groenland, l’Islande, les Féroé et les Shetland. Le quartier général britannique est installé dans le fort de Skansin.

Canon britannique BL 5.5-inch Mark I (portée 16 km) du fort de Skansin

Canon britannique BL 5.5-inch Mark I (portée 16 km) du fort de Skansin

Les Britanniques renforcent la défense côtière de la capitale avec deux pièces BL 5.5-inch Mark I (portée 16 km) placées à Skansin et construisent un contre-ouvrage au Sud de l’île d’Eysturoy à Nes équipé de deux pièces de même type.

Vue depuis la contre-batterie de Nes

Vue depuis la contre-batterie de Nes

Pour assurer les patrouilles aériennes sur l’Atlantique Nord, ils bâtissent, sur l’île de Vágar, une hydrobase sur le lac de Sørvágsvatn et un aéroport. Les troupes britanniques quittent les îles Féroé en 1945.

Aujourd’hui, le fort est un lieu de promenade et offre une superbe vue sur l’océan et l’île de Nólsoy.

Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia

Forts du monde – Portugal – Porto – Forte de São João Batista da Foz

Forts du monde – Portugal – Porto – Forte de São João Batista da Foz

Emplacement et mission

Le fort de São João Baptista da Foz est bâti sur une position dominante stratégique à l’embouchure du fleuve Douro. Sa construction débute en 1570 et dure huit ans.

Ce premier ouvrage est une simple structure bastionnée entourant divers bâtiments religieux et d’anciennes structures médiévales.

Sa mission : défendre l’embouchure du Douro, l’accès la ville et au port de Porto et à la région contre les attaques de pirates et de navires ennemis.

Clef d’accès

En 1642, Lisbonne, craignant une invasion espagnole par le Nord du pays, décide de renforcer et d’agrandir cet ouvrage stratégique car il est considéré comme la clef d’accès à la ville de Porto et aux provinces de l’Entre-Douro e Minho et de Beira.

Les travaux débutent en 1646 et sont achevés en 1653. Sa construction prend en compte l’irrégularité du terrain et la fortification préexistante.

Plan du fort avec les ajouts proposés en 1795 – en rose, l’existant ; en jaune, le construit  (Reinaldo Oudinot, Castello de S. João da Foz do Douro com as Obras novamente acrescentadas, e as projectadas, Nos. 1 et 2, 1795, Arquivo GEAEM/DIE, 3678-A-3-35-48-h)

Architecture

L’ouvrage rénové a la forme d’un quadrilatère rectangulaire avec trois bastions, dont deux orientés vers la terre, et un demi bastion, concentrant les tirs d’artillerie du côté terre, étant donné les obstacles naturels existants pour essayer de franchir la barre de l’embouchure du fleuve Douro. Son armement compte alors 18 pièces d’artillerie. En 1798, débute les derniers travaux de modernisation du fort avec la construction d’une nouvelle porte d’entrée avec un pont-levis, un couloir et un corps de garde.

Engagements

En juin 1808, le fort est le théâtre du premier acte de réaction portugais contre l’occupation napoléonienne avec la mise en place du drapeau portugais sur le mât du fort.

Durant la Guerre civile portugaise (1828-1834), lors du siège de la ville de Porto (1832-1833), l’ouvrage assure la protection du débarquement des approvisionnements pour la ville.

Déclassement

Avec le développement des armements et de l’artillerie, le fort perd sa fonction défensive et devient, au XIXème siècle, une prison pour les détenus politiques.

Au milieu du XXème siècle, il est abandonné par l’armée. Classé comme bien d’intérêt public en 1967, il fait l’objet de travaux de restauration dans les années 1980 et 1990.

Jeudi 2 novembre 2023 – Tempête Ciarán – Vue depuis depuis les remparts du fort en direction de l’embouchure du Douro dans l’Atlantique

 

Photos : Trésorier ASMEM / Sources : Wikipédia / Plans : CC-BY-SA-4.0 – http://hdl.handle.net/10316/25713

Forts du monde – Allemagne – Koblenz – Feste Ehrenbreitstein

Forts du monde – Allemagne – Koblenz – Feste Ehrenbreitstein

Site stratégique depuis toujours

Les recherches archéologiques effectuées sur le site permettent de dater l’occupation de la colline de l’Ehrenbreitstein aux environs de l’an 4000 avant J.-C.

Sous l’Empire romain, un burgus (fortification romaine) est construit sur la colline. Sa mission est de protéger la ville de Confluentes (Coblence), l’embouchure de la Moselle dans le Rhin, les voies romaines menant à Cologne (Colonia Claudia Ara Agrippinensium) et Mayence (Mogontiacum) et la frontière du Limes rhénan située non loin près de Niederberg.

Le Deutsches Eck vu de la forteresse de la Feste Ehrenbreitstein

Une première fortification médiévale est bâtie à l’époque carolingienne aux alentours du 8ème siècle. Vers l’an 1000, le château d’Ehrenbreitstein occupe le sommet de la colline. Racheté par les princes-évêques de Trèves vers 1020, il est considéré comme l’ouvrage de défense le plus sûr de l’électorat de Trêves.

Au fil des siècles, le château est adapté aux techniques militaires de défense en vigueur. Au début du 16ème siècle, il devient une forteresse avec l’installation de pièces d’artillerie sur ses remparts et la construction de bastions et de fossés supplémentaires.

La forteresse baroque

Au cours de la guerre de Trente Ans (1618-1648), la forteresse change plusieurs fois de propriétaires au gré des événements. A partir de 1729, l’électorat de Trêves agrandit et transforme la forteresse. On ajoute des ouvrages défensifs et des batteries d’artillerie supplémentaires. Un nouveau rempart avec fossé, un chemin couvert et un système de contre-mines complètent les défenses du site.

A partir de 1795, les troupes révolutionnaires françaises assiègent la forteresse à quatre reprises. Le 27 janvier 1799, Ehrenbreitstein se rend aux Français après un siège de presque un an. En 1801 avec la signature du Traité de Lunéville, la France doit abandonner la rive droite du Rhin. Elle quitte Coblence en faisant sauter la forteresse d’Ehrenbreitstein.

Reconstruction

Après le Congrès de Vienne de 1815, le territoire de l’électorat de Trêve est attribué au royaume de Prusse. Entre 1817 et 1828, une nouvelle citadelle est construite sur les ruines de l’ancienne forteresse par la Prusse. Ce nouvel ouvrage est intégré au système défensif de la ville de Coblence. Appelé Oberehrenbreitstein, il est considéré comme le système fortifié le plus vaste d’Europe.

Utilisée par l’armée prussienne jusqu’en 1918, la Feste a pour mission de sécuriser la vallée du Rhin moyen et l’ensemble des infrastructures de transport du secteur de Coblence (ponts, voies de chemin de fer, ports et routes).

Occupée par les troupes américaines en 1919, puis françaises de 1923 à 1929, elle est réoccupée par l’armée allemande en 1936.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Feste abrite les biens culturels et les archives de plusieurs villes situées le long du Rhin. Pour assurer la défense aérienne de Coblence, trois pièces de DCA sont installées sur le site. Un abri antiaérien est creusé dans le rocher de l’Ehrenbreitstein pour abriter des civils. Entre 1939 et 1945, Coblence est détruite à 87 % par les attaques aériennes alliées mais la forteresse ne subit que peu de dommages.

Le 27 mars 1945, les troupes américaines occupent la forteresse et à la mi-1945, elle est intégrée à la zone d’occupation française.

Après guerre

Entre 1946 et 1950, un camp pour personnes déplacées occupe la forteresse. A partir de la mi-1949, de nombreuses familles sans abri de Coblence s’installent dans les casemates de l’ouvrage transformées en logements.

Aujourd’hui propriété du Land de Rhénanie-Palatinat, la forteresse d’Ehrenbreitstein abrite différentes institutions étatiques ou privées (musées, auberge de jeunesse, services administratifs, etc.). La Feste est accessible à pied ou en téléphérique.

Forts du monde – Allemagne – Eifel – Manderscheider Burgen

Forts du monde – Allemagne – Eifel – Manderscheider Burgen

Près de la ville de Manderscheid, dans le massif de l’Eifel, on découvre les ruines de deux châteaux forts dont l’histoire est marquée par les relations conflictuelles entre l’électorat de Trèves et le duché de Luxembourg.

La dénomination Manderscheid est attestée dans un acte de donation de 973. Les noms de famille et du château apparaissent dans l’histoire médiévale, entre 1141 et 1146, lors d’une querelle entre la maison de Namur-Luxembourg et le prince électeur de Trèves. A cette époque, les possessions du prince électeur forment une tête de pont dans le territoire luxembourgeois qui les entourait.

Le prince électeur accorde des droits de ville en 1332 à la cité de Manderscheid.

Oberburg

Manderscheid – Oberburg

Le château supérieur (Oberburg) est situé sur une colline dont le sommet a été arasé pour permettre sa construction. Il se compose d’un mur extérieur et d’un donjon de cinq étages.

Au sommet du donjon, la vue s’étend sur le château inférieur (Niederburg), la ville de Manderscheid et la vallée de la rivière Lieser.

En 1673, le château, toujours en possession de l’électorat de Trèves, est détruit par les troupes françaises.

Niederburg

Manderscheid – Niederburg

Le château inférieur (Niederburg) est situé sur un rocher en contrebas du château supérieur. Il en est séparé par la rivière Lieser sur trois côtés,

Depuis cet emplacement stratégique, les seigneurs de Manderscheid contrôlent la circulation dans la vallée et peuvent la bloquer en cas de nécessité.

Au fil des années, le château inférieur et ses fortifications sont agrandies et englobe le hameau de Niedermanderscheids situé en contrebas.

Vers la fin du 12ème siècle, le Niederburg devient le fief principal des seigneurs de Manderscheid dont la puissance est importante dans cette région de l’Eifel au Moyen-Âge.

Entre 1346 et 1348, le château est assiégé par les troupes du prince électeur de Trèves.

Enfin, en 1457, Dietrich III de Manderscheid est fait comte d’Empire. Au cours de son règne, il agrandit sa puissance et son domaine grâce à des achats et à une politique d’héritage habile.

En 1498 à sa mort, la famille Manderscheid se divise en trois lignées : Manderscheid-Kail, Manderscheid-Schleiden et Manderscheid-Blankenheim.

Le château inférieur reste la propriété des Manderscheid-Blankenheim ; ces derniers ne l’habitent plus et il tombe en ruine. La dernière de la lignée à régner fuit en 1794 devant l’approche des troupes françaises. Le château, définitivement abandonné, est mis en vente à l’encan en vue de sa démolition.

Restauration et utilisation

En 1921, les ruines de l’Oberburg sont restaurées par la ville de Manderscheid et rendues librement accessibles. Depuis le 1er janvier 2018, les ruines du Niederburg sont également propriété de la ville.

Les deux sites sont gérés par une association et le dernier week-end d’août de chaque année, une fête médiévale est organisée au château et sur la prairie adjacente.

Hong Kong – Fort Lei Yue Mun – Le gardien de l’entrée de la carpe

Hong Kong – Fort Lei Yue Mun – Le gardien de l’entrée de la carpe

Hong Kong fait partie de l’imaginaire collectif des Européens. La traduction littérale de son nom – « Port aux parfums ou port parfumé » – en est le symbole même.

Hong Kong, c’est une histoire qui débute vers 50’000 ans avant J-C et se poursuit 1997, après un intermède de 156 ans sous les couleurs britanniques, sous le nom de « Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine ».

Si l’importance militaire du détroit de Lei Yue Mun (LYM), entrée Est du port de Hong Kong, est connue depuis longtemps, ce n’est qu’en 1844 que quelques baraquements militaires britanniques seront construits et occupés par de la troupe. Il faudra attendre vingt années supplémentaires avant l’installation de pièces d’artillerie et encore vingt ans pour que l’importance stratégique de l’endroit soit inscrite dans le marbre avec la construction du Fort LYM. Ce dernier sera abandonné par les militaires et remis au gouvernement de Hong Kong en 1987. En 1993, le Conseil Législatif, vu de l’importance historique et architecturale du site, décide de le transformer en musée de la défense côtière (Hong Kong Museum of Coastal Defence). Les travaux d’assainissement et de transformation du site débutent et le musée ouvre le 15 juillet 2000.

Diverses promenades permettent de visiter les restes de quelques sites relatant l’histoire des fortifications terrestres et côtières de Hong Kong (Hong Kong Museum of Coastal Defence, Pinewood Battery, Mount Davis Battery, Devil’s Peak et ligne Gin Drinkers). On peut également découvrir les restes de sites fortifiés d’avant la colonisation anglaise (Tung Lung Fort, Tung Chung Fort, Tung Chung Battery, Fan Lau Fort). Hong Kong n’est pas seulement moderne mais conserve encore un peu de son passé militaire.

Pour plus d’information, relisez l’article « Hong Kong – Une petite histoire militaire » parue dans notre bulletin 2017.

Forts du monde – Açores – Sao Miguel – Un archipel fortifié

Forts du monde – Açores – Sao Miguel – Un archipel fortifié

​L’archipel portugais des Açores, région autonome du Portugal, est un groupe d’îles situé l’océan Atlantique, à environ 1 450 km à l’Ouest de Lisbonne, et à 2 446 km à l’Est de Terre-Neuve (Canada) et c’est un emplacement stratégique pour servir d’escales aux navires et avions qui traversent l’Atlantique en direction de l’Amérique du Nord ou du Sud.

Colonisée à partir du milieu du 15ème siècle, ces îles servent d’escales aux navires portugais et espagnols lors de leur retour d’Amérique et des Antilles ; l’escale aller se trouvant sur l’île portugaise de Madère. Vu son importance stratégique, les neufs îles des Açores ont bénéficié depuis leur découverte d’un programme de construction de fortifications qui s’est poursuivi jusqu’au milieu du 20ème siècle. De nos jours, la base aérienne de Lajes située sur l’île de Terceira est régulièrement utilisée pour des atterrissages d’urgence des compagnies effectuant la traversée de l’océan Atlantique Nord et pour les escales des divers appareils de l’US Air Force et de l’OTAN.

Un avant-goût photographique de quelques ouvrages de l’île de Sao Miguel et de l’article consacré aux fortifications de l’archipel des Açores qui paraîtra dans notre bulletin 2019.